• Un critère de recrutement imparable

    Les Musées, les agents, la Collectivité, les élus... la vie ordinaire !!

    Les projets, les beaux projets flamboyants que les z’élus désirent sans avoir le courage, encore moins l’honnêteté, de les défendre face à leurs électeurs, vous en connaissez très probablement. D’ailleurs, la plupart des musées naissent de ces lubies quotidiennes et vaniteuses auxquels ces barons locaux veulent suspendre leurs noms sans jamais se frotter aux vraies gens lors de réunions publiques.

     

    On veut un projet culturel. Alors il faut une équipe. Certainement pas des gens délogés dans les services administratifs de la Collectivité où toutes ces compétences profitent des 35 heures cumulées collectivement sur un mois. Donc, on fait un appel à candidatures car il faut des personnes motivées. De plus en plus souvent, on passe par un cabinet de recrutement aux méthodes américaines, donc crédibles. Dans le cas qui nous intéresse, les z’élus souhaitaient recruter un directeur de projet pour un musée au budget estimé à quelques millions d’euros. Le profil requis était subtilement mais fermement décrit dans un cahier des charges ordinaire pour ce type de poste. On y lisait notamment :

    -         Expérience exigée dans la conduite de projets similaires

    -         Anglais indispensable

    -         Connaissance du fonctionnement des Collectivités

    Assurément, il était inenvisageable que le piston fonctionnât une nouvelle fois. Un tel projet dont toute la France allait entendre parler ne pouvait, cette fois-là, ne pas être conduit par une personnes réellement compétente.

     

    Plusieurs candidats respectaient ces critères. Sans surprise, le lauréat ne fut absolument pas bilingue (il fait même appel à un interprète), n’a jamais entendu parler des Collectivités (à son arrivée il pensait que le mot « délibération » était un journal satirique du vrai quotidien Libération) et bien sûr, avant d’intégrer la prestigieuse FTP, il gérait une centrale de réservations pour Bataves. Quel fut donc l’argument qui permit aux recruteurs américains du Boulevard Saint-Germain de retenir cette candidature évidente : le tutoiement du Président de la Collectivité et d’autres amitiés entretenues pour la circonstance.

     

    Aujourd’hui, ce directeur de projet a toujours une vision très limitée du mot culture en en  retenant que la première syllabe. Pour chaque réunion importante qui nécessite un retour critique, ces critères d’intérêt se quantifient au nombre de filles de moins de 25 ans présentes autour de la table et bien sûr à la qualité des compétences qu’elles possèdent sous leurs pulls. Et surtout, en bon connaisseur des usages politiques et de leurs cabinets, les notes demandées aux collaborateurs sont systématiquement amputées des signatures des vrais auteurs pour ajouter la sienne.

    Le discrédit que ce lauréat opportun porte au projet devient problématique. Autant charismatique qu’un flétan qui fait du vélo, ce directeur de projet, classé 7ème Dan en léchage de pompes et incompétence, parvient dorénavant à se masturber le bulbe devant la réussite de l’équipe qu’il a fallut constituer pour suppléer à son inaction et son incapacité quotidienne à décider. Il résume son ambition en répétant : « Je veux être celui qui a fait sortir le musée de terre ». Un petit conseil de non-ami en dépit de ce que tu penses : par la même occasion, profite pour déterrer ton intelligence et lui faire prendre l’air !

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  • Commentaires

    1
    Antirouille
    Jeudi 18 Mars 2010 à 09:37
    Je ne dirai qu'une chose, , il délègue! ;)
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