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	<title><![CDATA[La Fabrique à Musées]]></title>
	<description><![CDATA[Flux RSS des articles]]></description>
	<pubDate>Tue, 11 Nov 2008 14:30:00 +0100</pubDate>
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		<title><![CDATA[Les Bidochon débarquent !]]></title>
		<link>http://meilhac.eklablog.com/article-18121-232923-les-bidochon-debarquent.html</link>
		<dc:creator>Meilhac</dc:creator>
		<description><![CDATA[<!--[if gte mso 9]>&lt;xml&gt; Normal 0 21 &lt;/xml&gt;<![endif]--> Pour ceux qui m&egrave;nent les visites de leurs expositions, je ne parle pas des conservateurs en chef pour qui se m&ecirc;ler aux crotteux et galeux et partager quelques connaissances est une incongruit&eacute; sociale indigne...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type" /><meta content="Word.Document" name="ProgId" /><meta content="Microsoft Word 9" name="Generator" /><meta content="Microsoft Word 9" name="Originator" /><div align="justify"><link href="file:///C:/Users/david/AppData/Local/Temp/msoclip1/01/clip_filelist.xml" rel="File-List" /><!--[if gte mso 9]>&lt;xml&gt;     Normal   0   21      &lt;/xml&gt;<![endif]--><style>  </style>  <img align="left" alt=" " src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/51y4VYrulGL._SL500_AA240_.jpg" style="width: 293px; height: 293px" /><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Pour ceux qui m&egrave;nent les visites de leurs expositions, je ne parle pas des conservateurs en chef pour qui se m&ecirc;ler aux crotteux et galeux et partager quelques connaissances est une incongruit&eacute; sociale indigne voire une faute professionnelle laiss&eacute;e aux humbles animateurs et m&eacute;diateurs, donc pour ceux qui assurent les visites de leurs expos, il a bien d&ucirc; leur arriver de constater l&#39;h&eacute;t&eacute;rog&eacute;n&eacute;it&eacute; d&#39;un groupe de visiteurs et la r&eacute;manence fa&ccedil;on Star&#39;Ac de certains personnages.<br /><br />  Dans l&#39;univers feutr&eacute; des mus&eacute;es, lorsque l&#39;on &eacute;voque un groupe, on pense imm&eacute;diatement aux retrait&eacute;s en goguette que les tours op&eacute;rateurs traitent comme des troupeaux transhumants ensorcel&eacute;s par la promesse de buffets gastronomiques &agrave; volont&eacute; altern&eacute;s avec des visites d&#39;ateliers artisanaux de fabrication de sabot. Durant le s&eacute;jour touristique, au moins deux mus&eacute;es doivent appara&icirc;tre mais point trop n&#39;en faut et surtout, pas trop longtemps (une heure maximum). Ainsi, lorsqu&#39;un tour op&eacute;rateur &eacute;value un mus&eacute;e pour l&#39;ins&eacute;rer dans l&#39;itin&eacute;raire de sa transhumance, il ne s&#39;&eacute;meut pas de la th&eacute;matique mais insiste sur des crit&egrave;res fonctionnels&nbsp;propres &agrave; sa client&egrave;le :<br /><br />  - la distance entre l&#39;arr&ecirc;t de bus et l&#39;entr&eacute;e du mus&eacute;e pour pr&eacute;venir la fatigue des d&eacute;ambulateurs<br /><br />  - l&#39;existence de toilettes am&eacute;nag&eacute;es pour les vessies tr&egrave;s vuln&eacute;rables de ses clients parfois incontinents (mais pas toujours&nbsp;!)<br /><br />  - la quantit&eacute; de si&egrave;ges dans l&#39;exposition pour les s&eacute;ants moelleux de Raymonde et Robert<br /><br />  - la possibilit&eacute; de trouver un restaurant &agrave; proximit&eacute; du mus&eacute;e (avec buffet &agrave; volont&eacute; pour les retrait&eacute;s gloutons).<br /><br />  En g&eacute;n&eacute;ral, la personne qui repr&eacute;sente le tour op&eacute;rateur tient aussi le r&ocirc;le le guide et vient s&#39;assurer que le mus&eacute;e rassemble tous ces crit&egrave;res de confort pour les prostates sensibles. Vous lui proposez un guidage de l&#39;exposition&nbsp;? Id&eacute;e absurde et licencieuse puisque c&#39;est lui qui conduira la visite. C&#39;est une charge de moins dans le co&ucirc;t global de la visite et peu importe la qualit&eacute; et la justesse des propos de cette personne autopromue experte, les retrait&eacute;s des Charbonnages de France n&#39;y verront que du feu et ne pourront poser aucune question &agrave; cause du minutage tr&egrave;s serr&eacute;. Je pourrai revenir dans une prochaine contribution sur les tours op&eacute;rateurs, leurs m&eacute;thodes et leur morgue pour leur b&eacute;tail. <br /><br />  Un groupe de visiteurs (environ 25/30 personnes) est h&eacute;t&eacute;roclite avec quelques profils que l&#39;on retrouve r&eacute;guli&egrave;rement. La majeure partie est compos&eacute;e de personnes mod&eacute;r&eacute;ment int&eacute;ress&eacute;es, d&eacute;barquant dans le mus&eacute;e par hasard avec cependant l&#39;espoir, ou le doute, d&#39;y &ecirc;tre&nbsp; captiv&eacute;es. Au bout de quelques minutes, plus de la moiti&eacute; d&#39;entre-elles acquiert la certitude que leur concentration ne restera pas envo&ucirc;t&eacute;e par les paroles du guide. Aussi, ces visiteurs gardent leurs yeux vitreux hypnotis&eacute;s braqu&eacute;s sur l&#39;accompagnateur alors que les paupi&egrave;res deviennent lourdes, tr&egrave;s lourdes. En revanche, la moiti&eacute; inf&eacute;rieure du visage s&#39;anime de&nbsp; spasmes qui trahissent des b&acirc;illements souvent mal ou absolument pas &eacute;touff&eacute;s. Petit &agrave; petit, ces gens d&eacute;sertent le groupe et vont retrouver les copains rest&eacute;s plant&eacute;s &agrave; l&#39;entr&eacute;e pour discuter de la frugalit&eacute; honteuse du repas de la veille.<br /><br />  Un groupe poss&egrave;de toujours son amuseur, celui qui suppose pertinent de lancer un &laquo;&nbsp;poil au nez&nbsp;&raquo; alors que l&#39;on souhaite la &laquo;&nbsp;bienvenue dans le mus&eacute;e&nbsp;&raquo; et qui pouffe fa&ccedil;on Philippe Bouvard lorsque le guide, en fin de parcours, esp&egrave;re que la visite a plu. Ce personnage n&#39;est jamais vindicatif, paradoxalement reste m&ecirc;me sympathique car, le plus souvent, il respecte&nbsp; le travail du guide.<br /><br />  Le deuxi&egrave;me personnage est le grognon, l&eacute;g&egrave;rement misanthrope, voire guidophobe. C&#39;est sa femme qui l&#39;a forc&eacute; &agrave; participer au voyage organis&eacute;. Il d&eacute;cide de faire payer sa pr&eacute;sence contrainte au guide en marmonnant ou en ricanant des informations qu&#39;il entend et qu&#39;il juge syst&eacute;matiquement idiotes et d&eacute;risoires. En revanche, il n&#39;intervient jamais publiquement, pr&eacute;f&eacute;rant la l&acirc;chet&eacute; comme rempart contre toute r&eacute;primande polie du guide. <br /><br />  Et puis, il y a celui-qui-sait-tout, ou plut&ocirc;t qui a la certitude de savoir mais dont les semonces tombent souvent &agrave; plat. Celui-ci regarde chaque jour Questions pour un Champion ou Qui veut gagner des Millions. Devant son t&eacute;l&eacute;viseur, il passe toutes les &eacute;tapes avec succ&egrave;s, est millionnaire tous les soirs sans&nbsp; toujours recourir &agrave; un ami ou au 50/50. Enhardi par ses r&eacute;sultats audiovisuels, la t&eacute;l&eacute; lui accorde la conviction d&#39;&ecirc;tre une sommit&eacute;. N&eacute;anmoins, ses interventions fondent comme bouse au soleil&nbsp;car hors-sujet ; en revanche, il gardera toute son autorit&eacute; aupr&egrave;s de ses copains de voyage assur&eacute;s que le guide s&#39;est fourvoy&eacute; et qu&#39;il n&#39;a pas os&eacute; l&#39;avouer devant tant de connaissances encyclop&eacute;diques lab&eacute;lis&eacute;es par Julien Lepers.<br /><br />  Enfin, le dernier personnage, le plus discret de tous, est celui qui sait vraiment, celui qui a LA question imparable ou la remarque ultra-pertinente qu&#39;il cultive innocemment dans son mutisme depuis le d&eacute;but de la visite sans &ecirc;tre conscient qu&#39;il va poser une colle qui renverra le guide &agrave; ses &eacute;tudes. Ce personnage sait aussi bien que vous, voire mieux. Aucune amertume contre le guide chez ce visiteur pourtant rempli de regrets. Il n&#39;a pu profiter d&#39;une &eacute;ducation comme la n&ocirc;tre, a d&ucirc; travailler rapidement et tr&egrave;s jeune. Aujourd&#39;hui, sans parler de revanche, il se construit une culture bien plus &eacute;minente et moins classique que celle d&#39;un conservateur en chef. <br /><br />  Tr&egrave;s modeste, ce personnage vient discuter presque toujours en fin de parcours...... &agrave; condition que le responsable du groupe n&#39;ait pas siffl&eacute; le rassemblement du troupeau pour la visite de l&#39;atelier du dernier sabotier de France ou bien le concours cantonal de labours.   </span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Thu, 18 Sep 2008 10:18:23 +0200</pubDate>
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		<title><![CDATA[L'autoérotisme de la Commission Culture]]></title>
		<link>http://meilhac.eklablog.com/article-18121-227957-l-autoerotisme-de-la-commission-culture.html</link>
		<dc:creator>Meilhac</dc:creator>
		<description><![CDATA[<!--[if gte mso 9]>&lt;xml&gt; Normal 0 21 &lt;/xml&gt;<![endif]--> Dans une collectivit&eacute;, quelle qu&#39;elle soit, les commissions rassemblant techniciens et z&#39;&eacute;lus&nbsp; sont destin&eacute;es &agrave; g&eacute;n&eacute;rer une r&eacute;flexion qui aboutira &agrave; des...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type" /><meta content="Word.Document" name="ProgId" /><meta content="Microsoft Word 9" name="Generator" /><meta content="Microsoft Word 9" name="Originator" /><div align="justify"><link href="file:///C:/Users/david/AppData/Local/Temp/msoclip1/01/clip_filelist.xml" rel="File-List" /><!--[if gte mso 9]>&lt;xml&gt;     Normal   0   21      &lt;/xml&gt;<![endif]--><style>  </style>  <img align="left" alt=" " height="203" hspace="4" src="http://lavoiedulittoral.org/images/Caricature.jpg" vspace="0" width="232" /><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Dans une collectivit&eacute;, quelle qu&#39;elle soit, les commissions rassemblant techniciens et z&#39;&eacute;lus&nbsp; sont destin&eacute;es &agrave; g&eacute;n&eacute;rer une r&eacute;flexion qui aboutira &agrave; des propositions qui, &eacute;ventuellement, si elles ont retenu l&#39;attention d&#39;autres z&#39;&eacute;lus lors d&#39;un bureau politique ou d&#39;un Conseil municipal en toute fin d&#39;ordre du jour, aboutiront &agrave; des actions. Donc, on peut dire que les r&eacute;unions de la Commission Culture, puisqu&#39;il s&#39;agit de celle-ci, sont compl&egrave;tement illusoires et inutiles &agrave; l&#39;instar de la moiti&eacute; des r&eacute;unions dans la Fonction Publique Territoriale (je n&#39;&eacute;voque pas les deux autres fonctions publiques que je ne connais pas, bien que des indices et mon instinct m&#39;incitent &agrave; penser que....). La raison de cette inutilit&eacute; r&eacute;side dans la psychologie des z&#39;&eacute;lus du Conseil, ici municipal, qui consid&egrave;reront d&#39;un mauvais &oelig;il le constat et les propositions des membres de cette commission accus&eacute;s d&#39;&eacute;litisme : ils ne lui font pas confiance et pensent toujours &ecirc;tre mieux &agrave; m&ecirc;me de savoir pr&eacute;cis&eacute;ment ce que r&eacute;clame et ce dont a besoin le bon peuple. </span><span style="color: #003300"><br /><br /></span><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">  Parmi les nombreuses r&eacute;unions de cette commission auxquelles j&#39;ai pris part, je me souviens de l&#39;une d&#39;elle symptomatique des &eacute;changes prolixes et nombrilistes entre cadres culturels&nbsp;: directeur du th&eacute;&acirc;tre municipal, directeur de l&#39;&eacute;cole de musique et directeurs des mus&eacute;es, tout ce gotha encadr&eacute; par l&#39;adjoint &agrave; la culture. J&#39;ai oubli&eacute; de citer le directeur des archives municipales dont personne ne voulait dans sa commission. Inclassable, il &eacute;tait donc l&agrave; par d&eacute;faut, tol&eacute;r&eacute; car consid&eacute;r&eacute; comme ne faisant pas partie intrins&egrave;quement du monde culturel&nbsp;; il devait se garder d&#39;intervenir au risque d&#39;&ecirc;tre &eacute;lud&eacute;. Ses demandes se limitaient &agrave; quelques cartons innocents et &eacute;tag&egrave;res de rangement suppl&eacute;mentaires. Ses pr&eacute;tentions budg&eacute;taires &eacute;taient donc circonscrites et ne constituaient pas un danger pour les budgets des autres cadres pr&eacute;sents. D&#39;o&ugrave; la tol&eacute;rance physique &agrave; son &eacute;gard.</span><span style="color: #003300"><br /><br /></span><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300"><strong>L&#39;adjoint &agrave; la culture </strong>(acteur dans la m&ecirc;me troupe de com&eacute;diens que son ami directeur du th&eacute;&acirc;tre)&nbsp;: &laquo;&nbsp;Faisons un pr&eacute;-bilan de l&#39;offre culturelle de la collectivit&eacute;&nbsp;et de la participation des <s>&eacute;lecteurs</s> citoyens &raquo;.</span><span style="color: #003300"><br /><br /></span><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300"><strong>Le directeur du th&eacute;&acirc;tre</strong> pensant que cette demande lui &eacute;tait naturellement et de droit destin&eacute;e, s&#39;accaparre la parole&nbsp;et ignore les autres :&nbsp;&laquo;&nbsp;La saison est termin&eacute;e. Et quel succ&egrave;s&nbsp;populaire ! Le partage, la conscience de l&#39;autre, l&#39;empathie ont &eacute;t&eacute; les valeurs humaines de notre programmation. De ce fait, cette ann&eacute;e, nous avons eu une troupe magnifique de com&eacute;diens bosniaques en r&eacute;sidence<a href="http://meilhac.eklablog.com/#_ftn1" name="_ftnref1" title="_ftnref1">[1]</a>. Leur cr&eacute;ation, intitul&eacute;e tr&egrave;s sobrement &laquo;&nbsp;La mort&nbsp;&raquo;, rappelait le drame de ce territoire et la volont&eacute; de ce peuple &agrave; rena&icirc;tre. Cr&eacute;ation artistique minimaliste jou&eacute;e en esp&eacute;ranto, les com&eacute;diens &eacute;taient nus pour exhiber l&#39;indigence des Bosniaques&nbsp;pendant cette p&eacute;riode de drame et d&#39;incompr&eacute;hension entre ce peuple et le reste du monde &raquo;.</span><span style="color: #003300"><br /><br /></span><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300"><strong>L&#39;adjoint &agrave; la culture</strong>&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Cr&eacute;ation tr&egrave;s forte bien que je n&#39;y t&icirc;ns qu&#39;un petit r&ocirc;le....&nbsp;&raquo;.</span><span style="color: #003300"><br /><br /></span><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300"><strong>Ma pomme</strong>&nbsp;: &laquo;&nbsp;Personnellement, je n&#39;ai rien compris&nbsp;&raquo;.</span><span style="color: #003300"><br /><br /></span><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300"><strong>Le directeur du th&eacute;&acirc;tre</strong>&nbsp;s&#39;exclamant : &laquo;&nbsp;Parfait, mais c&#39;est justement &ccedil;a l&#39;incompr&eacute;hension entre les Bosniaques et nous&nbsp;!! &raquo; </span><span style="color: #003300"><br /><br /></span><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">  Puis il reprend&nbsp;: &laquo;&nbsp;Ensuite,&nbsp; nous avons eu un collectif rwandais relatant le g&eacute;nocide. Peuple tr&egrave;s pauvre, les com&eacute;diens manifestaient leur d&eacute;sapprobation face aux multinationales, soutenues par des &eacute;tats riches, et venues pour nettoyer le sous-sol africain de ses richesses. Pour cela, les com&eacute;diens &eacute;taient nus&nbsp;afin de protester contre l&#39;appauvrissement de l&#39;Afrique &raquo;.</span><span style="color: #003300"><br /><br /></span><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300"><strong>L&#39;adjoint &agrave; la culture</strong>&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Puissant, prenant, asphyxiant&nbsp;&raquo;.</span><span style="color: #003300"><br /><br /></span><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300"><strong>Le directeur du th&eacute;&acirc;tre</strong>&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Enfin, le troisi&egrave;me et ultime spectacle de la saison, plus optimiste, mettait en sc&egrave;ne la trag&eacute;die arm&eacute;nienne. Fort heureusement, l&#39;histoire se termine bien si je puis dire puisque l&#39;Assembl&eacute;e nationale fran&ccedil;aise a reconnu le g&eacute;nocide...... (rires bouffis et complices du directeur du th&eacute;&acirc;tre et de l&#39;adjoint). Bien s&ucirc;r, c&#39;&eacute;tait n&eacute;cessaire, la nudit&eacute; des com&eacute;diens &eacute;tait in&eacute;vitable pour &eacute;tablir la pauvret&eacute; de ce peuple au d&eacute;but du XX&egrave;me si&egrave;cle. </span><span style="color: #003300"><br /></span><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Gr&acirc;ce &agrave; cette programmation, la fr&eacute;quentation du th&eacute;&acirc;tre est en hausse.&nbsp;En moyenne, nous avons eu une centaine de spectateurs, soit un taux de remplissage &agrave; peine inf&eacute;rieur &agrave; 30 %. Pour la saison suivante, je vais &ecirc;tre contraint de demander une augmentation du budget si l&#39;on veut conserver une programmation aussi dynamique et ambitieuse d&#39;un point de vue culturel. Vous admettrez tous que j&#39;ai besoin de me d&eacute;placer pour rencontrer ces compagnies et assister &agrave; leurs spectacles avant de prendre le risque de les programmer........&nbsp;&raquo;. </span><span style="color: #003300"><br /><br /></span><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">  Devant cette demande aussi &eacute;vidente que malhonn&ecirc;te, cette fois-ci d&#39;un point de vue moral et intellectuel, aucun d&#39;entre nous n&#39;est intervenu, surtout pas l&#39;adjoint &agrave; la culture. Par principe, ce dernier &eacute;tait d&#39;accord avec son ami. Quant aux autres, nous savions tous qu&#39;il &eacute;tait d&eacute;risoire d&#39;argumenter contre&nbsp;; le Conseil municipal perdrait quelques membres &agrave; la suite d&#39;attaques c&eacute;r&eacute;brales et &eacute;touffements dus &agrave; l&#39;ingurgitation de dentiers &agrave; la simple &eacute;coute de cette demande de th&eacute;&acirc;treux assoiff&eacute;s de culture &eacute;lito-exhibo-porno-bobo.</span><span style="color: #003300"><br /><br /></span><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">  Voici donc ce qu&#39;est une Commission Culture. On se congratule, on se masturbe de ses succ&egrave;s alors que le directeur des archives municipales devra encore attendre le budget suivant pour obtenir ses cartons. Et, lorsque personne n&#39;a rien &agrave; dire, on se d&eacute;sesp&egrave;re de la sinc&eacute;rit&eacute; et de la motivation de la&nbsp; demande culturelle, de la soif, du besoin d&#39;art &laquo;&nbsp;des gens&nbsp;&raquo;. Tout cela se termine dans un accablement collectif&nbsp;du directeur du th&eacute;&acirc;tre et de l&#39;adjoint qui concluent sur l&#39;urgence vitale de programmer une prochaine pi&egrave;ce sur la crise identitaire des Mongols vivant dans les bidonvilles d&#39;Oulan-Bator et versant dans l&#39;alcoolisme. Condition sociale et &eacute;conomique mis&eacute;reuses, perte de rep&egrave;res culturels, les com&eacute;diens seront donc &agrave; poils pour figurer&nbsp; l&#39;&eacute;garement d&#39;un peuple qui a tout perdu, m&ecirc;me ses frusques !   </span>              <br /></div><br /><br clear="all" />  <hr align="left" size="1" width="33%" />      <div align="justify"><a href="http://meilhac.eklablog.com/#_ftnref1" name="_ftn1" title="_ftn1">[1]</a> La r&eacute;sidence n&#39;est pas une vill&eacute;giature, mais peut raisonnablement &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme un squatte honorable voulu par les z&#39;&eacute;lus de la commune. En contrepartie, la troupe de th&eacute;&acirc;tre invit&eacute;e devra produire un spectacle nouveau jou&eacute; gratuitement pour le public local. Le jour venu, docteurs, avocats, z&#39;&eacute;lus, constitueront la majeure partie du peuple pr&eacute;sent. Entr&eacute;es sur invitation exclusivement. Quelques tol&eacute;rances seront n&eacute;anmoins accord&eacute;es aux crotteux et galleux, vrais amateurs de th&eacute;&acirc;tre, qui se seront manifest&eacute;s timidement et seront venus en vieille M&eacute;gane pourave juste apr&egrave;s les commissions hebdomadaires chez Carrechour. D&eacute;sol&eacute; pour ce relent bileux de lutte des classes, mais ceux-l&agrave; seront en haut, derri&egrave;re un poteau malgr&eacute; leur amour du th&eacute;&acirc;tre et viendront sans le calcul fielleux de m&eacute;nager leurs relations en recourant au baise-main et l&ecirc;che-b... sur la personne du Maire.<br /></div><br />        ]]></content:encoded>
		<pubDate>Fri, 12 Sep 2008 14:30:21 +0200</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[Les prouesses du Service Communication]]></title>
		<link>http://meilhac.eklablog.com/article-18121-225231-les-prouesses-du-service-communication.html</link>
		<dc:creator>Meilhac</dc:creator>
		<description><![CDATA[<!--[if gte mso 9]>&lt;xml&gt; Normal 0 21 &lt;/xml&gt;<![endif]--> Sans le savoir, vous avez tous une id&eacute;e pr&eacute;cise de la production du Service Communication de votre collectivit&eacute;. Chaque mois, gr&acirc;ce &agrave; votre pognon, votre bo&icirc;te aux lettres en avale par...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type" /><meta content="Word.Document" name="ProgId" /><meta content="Microsoft Word 9" name="Generator" /><meta content="Microsoft Word 9" name="Originator" /><div align="justify"><link href="file:///C:/Users/david/AppData/Local/Temp/msoclip1/01/clip_filelist.xml" rel="File-List" /><!--[if gte mso 9]>&lt;xml&gt;     Normal   0   21      &lt;/xml&gt;<![endif]--><style>  </style>  <img align="left" alt=" " height="282" hspace="4" src="http://www.cg74.fr/download/site-principal/image/magazine/zoom/couv-zoom-10_pdf.jpg" title="Exemple de communication institutionnelle choisi fortuitement" vspace="0" width="200" /><span style="font-size: small; font-family: helvetica"><span><span style="font-family: helvetica; color: #003300">Sans le savoir, vous avez tous une id&eacute;e pr&eacute;cise de la production du Service Communication de votre collectivit&eacute;. Chaque mois, gr&acirc;ce &agrave; votre pognon, votre bo&icirc;te aux lettres en avale par kilos avant que la poubelle ne les dig&egrave;re. Le Service Communication est cette agr&eacute;gation disparate d&#39;agents, m&ecirc;lant uniform&eacute;ment des personnes aux profils de geeks paum&eacute;s (g&eacute;n&eacute;ralement au grade d&#39;agents administratifs) dans une collectivit&eacute;, par d&eacute;faut d&#39;avoir d&eacute;gott&eacute; un poste dans une vraie bo&icirc;te d&#39;info et, d&#39;un autre c&ocirc;t&eacute;, des agents standard, r&eacute;guli&egrave;rement douch&eacute;s, arros&eacute;s de sent-bon &agrave; la lavande, envelopp&eacute;s dans des chemisettes d&eacute;frip&eacute;es chromatiquement improbables et qui eux n&#39;ont pas pass&eacute; leur nuit sur Fight Big Fucker World XII.&nbsp; </span><span style="color: #003300"><br /><br /></span><span style="font-family: helvetica; color: #003300">  En quoi consiste le boulot du Service Communication ? A faire en sorte d&#39;assurer de laisser&nbsp; appara&icirc;tre la tronche du seigneur local sur chaque page, le bas du visage toujours balafr&eacute; du m&ecirc;me sourire m&eacute;canique aussi idiot que faux de type balkaniesque. En sus des images, il ne faut surtout pas omettre l&#39;&eacute;dito de Sa Majest&eacute; enti&egrave;rement r&eacute;dig&eacute; par un inutile du Cabinet. Voici la premi&egrave;re cause de l&#39;existence du Service Communication. C&#39;est bien pour cette unique raison que le directeur de ce service est syst&eacute;matiquement un ami du pouvoir en place ou, au moins, un sympathisant fid&egrave;le dont on est s&ucirc;r qu&#39;il n&#39;osera laisser passer aucune affreuset&eacute; politiquement diffamatoire, donc vraie, du genre&nbsp;:&nbsp;&laquo;&nbsp;Le Maire a &eacute;t&eacute; mis en examen&nbsp;&raquo; ou</span><span style="font-family: helvetica; color: #003300"> encore&nbsp;&laquo;&nbsp;La Cour des Comptes &eacute;pluche les bilans de la collectivit&eacute;&nbsp;&raquo;. Surtout pa</span><span style="font-family: helvetica; color: #003300">s. En revanche, il faut &eacute;crire en gras que &laquo;&nbsp;Monsieur le Maire a inaugur&eacute; la d&eacute;ch&egrave;terie dot&eacute;e de containers &agrave; compost&nbsp;king size&raquo;, &laquo;&nbsp;Monsieur le Maire a remis le premier prix de Miss Comice agricole&nbsp;&agrave; Ginette Trocon&raquo;, &laquo;&nbsp;Monsieur le Maire f&eacute;licite la petite Aur&eacute;lie Couillard pour ses r&eacute;sultats lors de la dict&eacute;e intercommunale&nbsp;&raquo;...etc. </span><span style="color: #003300"><br /><br /></span><span style="font-family: helvetica; color: #003300">Le Service Communication se distingue par la qualit&eacute; de sa production graphique. Vous souvenez-vous des affiches anti-tabac orang&eacute;es avec, en leur centre, un &eacute;l&eacute;phant vu de profil en train de fumer, et qui d&eacute;coraient les murs des salles d&#39;attente de la S&eacute;curit&eacute; sociale en 1978&nbsp;? En voici un bel exemple contemporain. Le Service Communication a environ 30 ans de </span><span style="font-family: helvetica; color: #003300">retard en mati&egrave;re de cr&eacute;ation. Pourquoi&nbsp;? Parce que le Cabinet du Maire doit valider chaque production graphique et que l&#39;on connait la pertinence des jugements esth&eacute;tiques de ces &eacute;minences latrinesques sorties de Science Pot. </span><span style="color: #003300"><br /><br /></span><span style="font-family: helvetica; color: #003300">Chaque fois que j&#39;eus &agrave; faire au Service Communication, je fus surpris par l&#39;amoncellement de talents volontairement &eacute;touff&eacute;s chez les cr&eacute;atifs et par le z&egrave;le que d&eacute;ployait le directeur du service &agrave; se p&acirc;mer devant ses derni&egrave;res affiches dignes de celles de la propagande chinoise vantant les actions du Parti. </span><span style="color: #003300"><br /></span><br /><span style="font-family: helvetica; color: #003300">  Sur l&#39;une des affiches que j&#39;avais demand&eacute;es pour une exposition, la maison du Maire &eacute;tait fortuitement visible, perdue au milieu de dizaines d&#39;autres certes, mais reconnaissable en raison de ses dimensions et du confort hollywoodiens d&#39;apparence. Aucune prise de risque de la part du directeur craintif devant les hy&egrave;nes dress&eacute;es du Cabinet, la b&acirc;tisse fut &laquo;&nbsp;photoshop&eacute;e &raquo; et gomm&eacute;e gr&acirc;ce &agrave; un pansement informatique. Quelle &eacute;tait la raison de cet effacement&nbsp;? Surtout ne pas pr&ecirc;ter le flanc &agrave; l&#39;opposition politique communale suspect&eacute;e d&#39;&ecirc;tre&nbsp; possiblement prompte &agrave; utiliser cette affiche pour d&eacute;noncer la pr&eacute;sence &eacute;touffante du </span><span style="font-family: helvetica; color: #003300">Maire dans les m&eacute;dias locaux. Pour le coup, le z&egrave;le &eacute;tait partag&eacute; mais il ne fallait prendre aucun risque. Une fois finalis&eacute;e (c&#39;est-&agrave;-dire, la maison effac&eacute;e), l&#39;affiche fut valid&eacute;e par un mignon du Cabinet. Des dizaines d&#39;exemplaires de cette affiche recouvraient alors les murs de la commune. Cependant, le montage &eacute;tait si mal accompli que des citoyens l&#39;ont vite remarqu&eacute; et se sont interrog&eacute; sur le d&eacute;faut graphique de l&#39;affiche. Chacun avait reconnu une vue de la commune et identifi&eacute; l&#39;&eacute;l&eacute;ment manquant. Ce fut un point de discussion et de moquerie fameux contre le Maire.</span><span style="color: #003300"><br /><br /></span><span style="font-family: helvetica; color: #003300">En un mot, bravo pour la qualit&eacute; </span><span style="font-family: helvetica; color: #003300">du travail graphique du Service Communication et f&eacute;licitations aux chiottards pour la pertinence de leur vision politique. Gouverner c&#39;est pr&eacute;voir pense-t-on habituellement. Pourtant, l&agrave; aussi, le facteur &laquo;&nbsp;Ridicule&nbsp;&raquo; n&#39;avait pas &eacute;t&eacute; suffisamment consid&eacute;r&eacute; dans la r&eacute;flexion politique. Peu importait, le Maire fut appel&eacute; &agrave; des fonctions &eacute;largies et emporta une partie de son chenil dans ses bagages. Comme quoi, en politique, plu on est ridicule et minable, plus on a de responsabilit&eacute;s&nbsp;!  </span></span></span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2008 12:10:55 +0200</pubDate>
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		<title><![CDATA[De l'utilité d'un musée pour certains profs]]></title>
		<link>http://meilhac.eklablog.com/article-18121-224419-de-l-utilite-d-un-musee-pour-certains-profs.html</link>
		<dc:creator>Meilhac</dc:creator>
		<description><![CDATA[<!--[if gte mso 9]>&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:DoNotOptimizeForBrowser/&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;<![endif]--> Achtung &nbsp;! Public sensible,...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<img align="left" alt=" " hspace="3" src="http://gigi46.canalblog.com/images/drole078.jpg" style="width: 181px; height: 136px" vspace="0" /><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type" /><meta content="Word.Document" name="ProgId" /><meta content="Microsoft Word 9" name="Generator" /><meta content="Microsoft Word 9" name="Originator" /><link href="file:///C:/Users/david/AppData/Local/Temp/msoclip1/01/clip_filelist.xml" rel="File-List" /><!--[if gte mso 9]>&lt;xml&gt;  &lt;w:WordDocument&gt;   &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:DoNotOptimizeForBrowser/&gt;  &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;<![endif]--><style> <!--  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal  {mso-style-parent:"";  margin:0cm;  margin-bottom:.0001pt;  mso-pagination:widow-orphan;  font-size:12.0pt;  font-family:"Times New Roman";  mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1  {size:595.3pt 841.9pt;  margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt;  mso-header-margin:35.4pt;  mso-footer-margin:35.4pt;  mso-paper-source:0;} div.Section1  {page:Section1;} --> </style>  <p align="justify" class="MsoNormal"><span lang="DE" style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Achtung</span><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">&nbsp;! Public sensible, susceptible et fragile, qu&rsquo;il faut dorloter car les profs assurent 10 &agrave; 20% de la fr&eacute;quentation d&rsquo;un mus&eacute;e. Il en existe deux sortes majeures partag&eacute;es en sous-cat&eacute;gories class&eacute;es selon le degr&eacute; de n&eacute;vroses et psychoses obsessionnelles ancr&eacute;es dans ces &acirc;mes tortur&eacute;es et mutil&eacute;es &agrave; la fois par l&rsquo;administration et, un tantinet par les &eacute;l&egrave;ves.</span></p><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">&nbsp;</span><!--[endif]--></p><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Professeurs et &eacute;l&egrave;ves ont le privil&egrave;ge de b&eacute;n&eacute;ficier de la gratuit&eacute; totale du mus&eacute;e pendant la p&eacute;riode scolaire. Cela va du transport, si le Conseil g&eacute;n&eacute;ral est g&eacute;n&eacute;reux et g&egrave;re des structures culturelles dont il veut masquer le d&eacute;ficit avec une fr&eacute;quentation biais&eacute;e, &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e et l&rsquo;animation combin&eacute;es une fois dans le mus&eacute;e. Les &eacute;l&egrave;ves profitent du lieu pour assoir des connaissances qu&rsquo;ils ont normalement acquises. Les profs, eux, viennent au mus&eacute;e pour se d&eacute;charger de leurs &eacute;l&egrave;ves et faire l&rsquo;&eacute;conomie d&rsquo;un cours. Cette cat&eacute;gorie de profs constitue environ la moiti&eacute; de l&rsquo;effectif enseignant que j&rsquo;ai pu fr&eacute;quenter. L&rsquo;autre moiti&eacute; est compos&eacute;e d&rsquo;enseignants volontaires et actifs. Soyons honn&ecirc;te, le professionnalisme et l&rsquo;implication de ces derniers ne nous int&eacute;ressent pas&nbsp;!</span></p><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">&nbsp;</span><!--[endif]--></p><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Avant de venir au mus&eacute;e, l&rsquo;enseignant se renseigne pour obtenir un dossier p&eacute;dagogique pr&eacute;sentant le mus&eacute;e et les animations scolaires qui y sont propos&eacute;es. Ce document, plus ou moins &eacute;pais selon les mus&eacute;es, contient le descriptif de l&rsquo;atelier, son d&eacute;roulement, ses objectifs p&eacute;dagogiques et scientifiques, un glossaire et les r&eacute;ponses aux questions pos&eacute;es aux &eacute;l&egrave;ves (m&ecirc;me si le prof les conna&icirc;t d&eacute;j&agrave; puisqu&rsquo;il les a abord&eacute;es dans son cours&nbsp;; cependant, par biens&eacute;ance, il faut garder ces r&eacute;ponses syst&eacute;matiquement r&eacute;clam&eacute;es par les profs). Le dossier doit &ecirc;tre empreint d&rsquo;une rh&eacute;torique et d&rsquo;un baragouinage de p&eacute;dagogue si l&rsquo;on veut &ecirc;tre cr&eacute;dible. Ainsi, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un objectif scientifique&nbsp;? Par exemple, l&rsquo;&eacute;l&egrave;ve doit avoir compris comment et pourquoi L&eacute;onard a appliqu&eacute; la technique du sfumato derri&egrave;re Mona Lisa. Et un objectif p&eacute;dagogique alors&nbsp;? L&rsquo;&eacute;l&egrave;ve doit acqu&eacute;rir les outils lui permettant de diff&eacute;rencier Mona Lisa d&rsquo;une chanteuse de Rn&rsquo;B ou encore savoir qu&rsquo;il est mal ais&eacute; d&rsquo;enfoncer son pinceau dans l&rsquo;oreille de son voisin (en p&eacute;dagogie &laquo;&nbsp;mal ais&eacute;&nbsp;&raquo; est plus appropri&eacute; que &laquo;&nbsp;interdit&nbsp;&raquo; jug&eacute; inconvenant, voire traumatisant, pour les oreilles faussement innocentes des jeunes diables). Effectivement, cela a l&rsquo;air caricatural, une fois de plus de l&rsquo;auto-m&eacute;ticulation sous-ventrale de p&eacute;dagogues z&eacute;l&eacute;s, mais la distinction et le d&eacute;tail des diff&eacute;rents objectifs doivent &ecirc;tre inscrits dans le dossier p&eacute;dagogique, de pr&eacute;f&eacute;rence sous la forme d&rsquo;un tableau&nbsp;!</span></p><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">&nbsp;</span><!--[endif]--></p><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Une fois que le prof a le dossier p&eacute;dagogique en main, je dis bien &laquo;&nbsp;en main&nbsp;&raquo; car il est illusoire et vain d&rsquo;insister pour envoyer le document par mail, il doit r&eacute;server un bus pour transporter son petit monde. Grande aventure pour les plus fictivement farouches et r&eacute;ellement nonchalants, ceux qui persistent &agrave; ne pas s&#39;&eacute;mouvoir de la vie qui existe au-del&agrave; des murs de l&rsquo;&eacute;cole. En g&eacute;n&eacute;ral, c&rsquo;est &agrave; vous de leur dire comment faire, voire de le faire tout bonnement. Ensuite, prenez votre mal en patience ou ayez le dos large car, puisque vous ne pouvez pas signer le bon de commande pour l&rsquo;&eacute;cole, il faut joindre la comptable de l&rsquo;&eacute;tablissement scolaire qui, bien s&ucirc;r, n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; tenue au courant du projet de sortie de M. Glandard, professeur de dessin (euuuuhh&hellip;d&rsquo;arts et &eacute;veil artistique). Forc&eacute;ment, la comptable ne comprend pas votre intervention et vous engueule. Malgr&eacute; tout, vous ne pouvez pas lui en vouloir. En revanche, &agrave; Glandard, oui.</span></p><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Enfin, le grand moment, celui de la visite. Ce jour-l&agrave;, les enfants, appel&eacute;s, compt&eacute;s et recompt&eacute;s hors et &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du bus, doivent &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;&eacute;cole d&egrave;s 8 heures (voire 7h30), les parents auront sign&eacute; et contresign&eacute; des autorisations &agrave; tire-larigot, voire auront eu la visite d&rsquo;un avocat et d&rsquo;un huissier mandat&eacute;s par l&rsquo;&eacute;tablissement scolaire pour se pr&eacute;munir de tout probl&egrave;me (aujourd&rsquo;hui je caricature, peut-&ecirc;tre pas dans 10 ans). Les &eacute;l&egrave;ves arrivent au mus&eacute;e &agrave; l&rsquo;heure pr&eacute;vue. Le prof a d&eacute;j&agrave; capitul&eacute; durant le trajet car il sait qu&rsquo;il va pouvoir se d&eacute;douaner sur le responsable du mus&eacute;e qui devra assurer &agrave; la fois l&rsquo;animation et la surveillance de 30 gamins enrag&eacute;s lib&eacute;r&eacute;s sans caution et certains d&rsquo;&eacute;chapper &agrave; la vigilance endormie de leur maton r&eacute;gulier. A l&rsquo;excitation de la sortie, ajoutons une variable tr&egrave;s sensible pour cet &acirc;ge&nbsp;: la profusion d&rsquo;hormones qui chamboulent les corps des coll&eacute;giens et embaument le bus, rendant ce petit monde totalement herm&eacute;tique &agrave; tout ce qui ne porte pas de string-ficelle. Mona Lisa n&rsquo;a pas de string, mais Jessica oui, et Kevin l&rsquo;a remarqu&eacute;&hellip; On y est, les ados sont dans le mus&eacute;e. De son c&ocirc;t&eacute;, rapidement et subrepticement M. Glandard, baise-en-ville en bandouli&egrave;re, est sorti pour fumer sa pipe, puis attendre au caf&eacute; du coin en compagnie de quelques accompagnateurs avec qui il est venu. V&eacute;ridique.</span></p><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal"><!--[if !supportEmptyParas]--><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">&nbsp;</span><!--[endif]--></p><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Les mois passent. Aucune nouvelle de M. Glandard. Il r&eacute;-appara&icirc;tra &agrave; l&rsquo;accueil du mus&eacute;e lors de ses vacances estivales, entour&eacute; de sa famille et de ses amis. Il sera offens&eacute;, avec esclandre publique assur&eacute;, si vous lui contestez l&rsquo;entr&eacute;e gratuite un 1<sup>er</sup> ao&ucirc;t alors qu&rsquo;il affirme &ecirc;tre en pleine pr&eacute;paration de ses cours. Petite vengeance personnelle mais le calendrier est de mon c&ocirc;t&eacute;, je nie la gratuit&eacute;. En plus de cela, j&rsquo;ai bien envie de simuler un spasme verbal fa&ccedil;on Gilles-de-la-Tourette aggrav&eacute; par la m&eacute;thode globale pour signifier tout mon m&eacute;pris. Adieu Glandard&nbsp;!</span></p>  ]]></content:encoded>
		<pubDate>Sat, 06 Sep 2008 23:43:10 +0200</pubDate>
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		<title><![CDATA[Dix millions d'euros... pour quoi faire ? Bin, un musée !?!]]></title>
		<link>http://meilhac.eklablog.com/article-18121-194525-dix-millions-d-euros-pour-quoi-faire-bin-un-musee.html</link>
		<dc:creator>Meilhac</dc:creator>
		<description><![CDATA[Chaque &eacute;lu veut son joyau, cet h&eacute;ritage qu&rsquo;il laissera et qui permettra &agrave; ses petits-enfants de se p&acirc;mer au cr&eacute;puscule devant la salle des f&ecirc;tes affubl&eacute;e du patronyme de leur a&iuml;eul. Ainsi, selon son envergure nationale ou communale,...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><span style="color: #006600"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small"></span></span></span><img align="left" alt=" " height="226" hspace="2" src="http://witchofthecity.com/wp-content/uploads/2008/04/dollar-toilet-paper.jpg" width="200" /><span style="color: #006600"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">Chaque &eacute;lu veut son joyau, cet h&eacute;ritage qu&rsquo;il laissera et qui permettra &agrave; ses petits-enfants de se p&acirc;mer au cr&eacute;puscule devant la salle des f&ecirc;tes affubl&eacute;e du patronyme de leur a&iuml;eul. Ainsi, selon son envergure nationale ou communale, l&rsquo;&eacute;lu aura soit un mus&eacute;e en bord de Seine ou bien un lavoir baign&eacute; par la Coqueluchonne.<br /><br />Quelle joie de se retrouver parmi un parterre d&rsquo;&eacute;lus pour un entretien d&rsquo;embauche dont l&rsquo;enjeu est juste l&rsquo;avenir d&rsquo;un projet culturel d&rsquo;une valeur d&rsquo;&agrave; peine 10 millions d&rsquo;euros et pour lequel tous s&rsquo;imaginent qu&rsquo;il va attirer &agrave; coup s&ucirc;r 100.000 touristes en d&eacute;pit, &agrave; la fois de l&rsquo;inexistence d&rsquo;h&ocirc;tels alentours, de la premi&egrave;re grande ville situ&eacute;e &agrave; 50 km et de l&#39;absence de goudron sur la voie d&rsquo;acc&egrave;s. Car c&rsquo;est comme cela que les &eacute;lus r&eacute;fl&eacute;chissent ; leur pens&eacute;e se fonde sur l&rsquo;investissement pour imaginer le succ&egrave;s proportionnel et certain de leur futur mus&eacute;e et non du travail pr&eacute;liminaire &agrave; ex&eacute;cuter.&nbsp;<br /><br />Ainsi, quelle jubilation de les voir de concert s&rsquo;a&eacute;rer les gosiers tels des poissons ab&ecirc;tis d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; p&ecirc;ch&eacute;s lorsque le candidat demande, par exemple, s&rsquo;ils ont d&eacute;j&agrave; song&eacute; et commenc&eacute; &agrave; communiquer sur leur b&eacute;b&eacute; mus&eacute;e mal n&eacute;.&nbsp;<br /><br />Extraits de l&rsquo;entretien d&rsquo;embauche dont je fus t&eacute;moin amus&eacute;.<br /><br /><strong>Le Pr&eacute;sident du Conseil g&eacute;n&eacute;ral </strong>: &laquo; La commercialisation, ce sera le boulot du directeur ! &raquo;<br /><strong>Le candidat</strong> : &laquo; Et vous voulez ouvrir dans six mois alors qu&rsquo;il n&rsquo;y a que les cloisons, m&ecirc;me pas de toit&hellip;&hellip; ???? &raquo;<br /><strong>Le Pr&eacute;sident du Conseil g&eacute;n&eacute;ral</strong> : &laquo; Absolument et il faut &eacute;quilibrer le budget d&egrave;s la premi&egrave;re ann&eacute;e, imp&eacute;rativement&raquo;<br /><strong>Le Pr&eacute;sident de la Communaut&eacute; de Communes </strong>(vermoulu dans ses 80 ans) : &laquo; Vous habiterez o&ugrave; ? &raquo;<br /><strong>Le candidat</strong> : &laquo; Est-ce que cela a une influence sur l&rsquo;efficacit&eacute; professionnelle du futur directeur ? &raquo;<br /><strong>La chef du patrimoine du Conseil g&eacute;n&eacute;ral</strong> (&agrave; l&#39;ouest, cultureuse, loin du vrai monde et pour qui &eacute;voquer l&rsquo;argent, c&rsquo;est sale, caca-boudin, pas beau !) : &laquo; Que comptez-vous faire pour les scolaires ? &raquo;<br /><strong>Le candidat</strong> : &laquo; Mettre en place des animations en concertation avec le Rectorat mais aussi surtout innover dans le contenu et la forme de la m&eacute;diation culturelle&raquo;.<br /><em>Il y a des mots qu&rsquo;il faut absolument replacer dans un entretien comme concertation, coordination, pilotage&hellip;etc.</em>&nbsp;<br /><strong>Le candidat s&rsquo;adressant &agrave; la chef du patrimoine </strong>: &laquo; Mais, si vous me permettez, M. le Pr&eacute;sident &eacute;voquait &agrave; l&rsquo;instant l&rsquo;&eacute;quilibre budg&eacute;taire mais comment faire lorsque 20% de la fr&eacute;quentation du site seront assur&eacute;s par des scolaires dispens&eacute;s de paiement d&rsquo;entr&eacute;e et pour lesquels il y aura forc&eacute;ment des d&eacute;penses d&#39;animation notamment ? &raquo;<br /><strong>Le Pr&eacute;sident du Conseil g&eacute;n&eacute;ral</strong> (&eacute;tonn&eacute; par la pertinence et l&#39;&eacute;vidence de la question, bloqu&eacute; dans sa r&eacute;ponse) : &laquo; &hellip;&hellip;&hellip;&hellip;&hellip;&hellip;&hellip;&hellip;. ? &raquo;<br /><strong>La chef du patrimoine </strong>(qui n&rsquo;a pas compris la question) : &laquo; &hellip;&hellip;&hellip;&hellip;&hellip;&hellip;&hellip;&hellip;&hellip;&hellip;.. ? &raquo;<br /><strong>Le Pr&eacute;sident de la Communaut&eacute; de Communes</strong> (qui n&rsquo;a pas compris la r&eacute;ponse) : &laquo; Vous habiterez o&ugrave; ? &raquo;<br /><strong>Le Pr&eacute;sident du conseil g&eacute;n&eacute;ral </strong>: &laquo; Vous &ecirc;tes pris, que faites-vous quand vous arrivez le premier matin ? &raquo;<br /><strong>Le candidat </strong>(ne sachant que r&eacute;pondre face &agrave; ce d&eacute;sert intellectuel qui g&icirc;t dans la question) : &laquo; Eh bien&hellip; je consulte le projet scientifique et culturel que vos services ont d&ucirc; r&eacute;diger et qui sert de plate-forme au projet&hellip;.. normalement ! &raquo;.<br /><strong>Le Pr&eacute;sident du conseil g&eacute;n&eacute;ral </strong>: &laquo; Que pensez-vous des partenariats ? &raquo;<br /><strong>Le candidat </strong>(de plus en plus d&eacute;confit face &agrave; la port&eacute;e des questions) : &laquo; Pour se d&eacute;velopper, un mus&eacute;e doit compter sur ses voisins. Or, votre r&eacute;gion compte de nombreux sites &agrave; renomm&eacute;e nationale avec lesquels des liens th&eacute;matiques et touristiques pourraient &ecirc;tre tiss&eacute;s &raquo;. <em>Plus banale comme r&eacute;ponse, y&rsquo;avait pas ! Mais la question &eacute;tait indigne.</em>&nbsp;<br /><br />Tout l&rsquo;entretien, qui a dur&eacute; une demi-heure montre-en-main, fut de cet acabit, r&eacute;v&eacute;lant que les &eacute;lus ne connaissaient pas leur sujet, n&rsquo;avaient aucune id&eacute;e de leur projet de d&eacute;veloppement, ni d&rsquo;ailleurs n&rsquo;avaient d&eacute;j&agrave; pos&eacute; un orteil dans un mus&eacute;e. La seule chose dont ils &eacute;taient conscients &eacute;tait la somme de dix millions d&rsquo;euros engag&eacute;e et de l&#39;&eacute;quilibre budg&eacute;taire oppressant.<br /><br />Inutile d&rsquo;&eacute;tayer une conclusion &eacute;vidente. L&rsquo;op&eacute;ration devait assurer le prestige des &eacute;lus locaux et leur promettre une photo dans le canard d&eacute;partemental, prise par une correspondante locale lors de l&rsquo;inauguration.&nbsp;<br /><br />Tout &ccedil;a pour une seule photo &agrave; dix millions d&rsquo;euros. Comme pour les jumelles de Brad Pitt et Ang&eacute;lina Joli sauf que l&agrave; au moins, il y avait deux photos pour la m&ecirc;me somme !&nbsp;</span></span></span><br /></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Tue, 29 Jul 2008 11:42:30 +0200</pubDate>
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		<title><![CDATA[De l'égalité des chances lors du recrutement]]></title>
		<link>http://meilhac.eklablog.com/article-18121-153187-de-l-egalite-des-chances-lors-du-recrutement.html</link>
		<dc:creator>Meilhac</dc:creator>
		<description><![CDATA[Le concours est la voie royale pour &ecirc;tre recrut&eacute; dans la Fonction Publique. Cela vous a &eacute;t&eacute; r&eacute;p&eacute;t&eacute;, rab&acirc;ch&eacute;, rem&acirc;ch&eacute;, dans un premier temps par vos profs de fac qui ne savaient pas qu&#39;une vie diff&eacute;rente pouvait...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><img align="left" alt=" " height="286" hspace="2" src="http://monetamoi.free.fr/MonETUDIANT/Dessins/Ecole-Recrutement.gif" vspace="1" width="332" /><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Le concours est la voie royale pour &ecirc;tre recrut&eacute; dans la Fonction Publique. Cela vous a &eacute;t&eacute; r&eacute;p&eacute;t&eacute;, rab&acirc;ch&eacute;, rem&acirc;ch&eacute;, dans un premier temps par vos profs de fac qui ne savaient pas qu&#39;une vie diff&eacute;rente pouvait exister au-del&agrave; des murs de l&#39;Universit&eacute; et, dans un second temps, par votre premier employeur public, celui qui vous aura exhib&eacute; un CDD de un an non renouvelable &agrave; l&#39;autre bout de la France. Le concours est r&eacute;put&eacute; pour &ecirc;tre une garantie d&#39;&eacute;galit&eacute; entre candidats, un principe r&eacute;publicain v&eacute;n&eacute;r&eacute; qui fait du n&eacute;o-laur&eacute;at, un agent dor&eacute;navant ultra-comp&eacute;tent et performant (surtout dans le culture !) alors que, 24 heures plus t&ocirc;t, le novice devenu conservateur confondait encore le distributeur de Coca de son futur mus&eacute;e avec un Vermeer. </span></div><p align="justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Voil&agrave; la th&eacute;orie et nous d&eacute;taillerons l&#39;imb&eacute;cilit&eacute; des concours dans une autre contribution. En mati&egrave;re de recrutement, l&#39;exercice fait intervenir deux institutions : une collectivit&eacute; locale et la pr&eacute;fecture avec son Contr&ocirc;le de L&eacute;galit&eacute;. Les collectivit&eacute;s n&#39;ont pas le droit de recruter en dehors des clous r&eacute;publicains, ceux plant&eacute;s par le concours. Pourtant, elles se servent dans un vivier in&eacute;puisable o&ugrave; s&#39;entassent ch&ocirc;meurs et autres pr&eacute;caires pr&ecirc;ts &agrave; se tondre le torse gr&acirc;ce &agrave;  une pince anglaise pour quelques ronds et surtout pour l&#39;espoir d&#39;int&eacute;grer la Fonction Publique. Mais les mandarins font ce qu&#39;ils veulent. Le meilleur moyen, un peu sadique, est de rechercher les offres d&#39;emploi bidonn&eacute;es, arrang&eacute;es, cousues pour les favoris des &eacute;lus et autres notables de la Direction G&eacute;n&eacute;rale d&#39;une collectivit&eacute;. <br />C&#39;est un fait, quand vous candidatez, quand vous esp&eacute;rez que votre profil va s&eacute;duire, quand vous vous d&icirc;tes justement que l&#39;avenir va se d&eacute;m&ecirc;ler car votre pr&eacute;tention &eacute;pouse les comp&eacute;tences et le profil exig&eacute;s, retenez-vous pour ne pas tomber dans l&#39;illusion puis la d&eacute;sillusion ou pire, le d&eacute;go&ucirc;t et le d&eacute;couragement. </span></p><p align="justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Beaucoup d&#39;annonces sont pip&eacute;es, arrang&eacute;es en faveur de candidats d&eacute;j&agrave; en place que l&#39;on souhaite promouvoir afin de faire plaisir &agrave; un &eacute;lu ou encore &agrave; un ami. </span></p><p align="justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Le premier indice est l&#39;ampleur de la diffusion de l&#39;offre d&#39;emploi. Lorsqu&#39;une collectivit&eacute; a une place vacante, elle doit faire une publicit&eacute; minimum ; la loi l&#39;y contraint. Pour cela, le Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale, l&#39;antenne d&eacute;partementale, doit en &ecirc;tre inform&eacute;e car c&#39;est &agrave; lui qu&#39;incombe la t&acirc;che de diffuser la proposition. Une fois sur deux, cette antenne locale n&#39;a pas de site web et, lorsqu&#39;elle en a un, l&#39;agent charg&eacute; d&#39;actualiser les annonces ne sait pas le faire ! <br />Le second indice r&eacute;side dans la lecture de l&#39;annonce, les sp&eacute;cificit&eacute;s demand&eacute;es. Car, l&agrave; encore, lorsqu&#39;une collectivit&eacute; souhaite restreindre le nombre de candidats, elle &eacute;nonce des comp&eacute;tences tr&egrave;s rares que seul l&#39;autochtone pressenti et voulu poss&egrave;de. Par exemple : &laquo; <em>Avoir soutenu une ma&icirc;trise sur de l&#39;art mandchoue de la basse vall&eacute;e du Yu entre 1240 et 1321 ET avoir eu une exp&eacute;rience au sein du Mus&eacute;e de l&#39;Homme de f&eacute;vrier 1998 &agrave; mars 2001</em> (sinon, c&#39;est pas la peine de postuler) &raquo;. </span></p><p align="justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">A titre d&#39;exemple, voici les profils requis pour deux postes de conservateurs aux missions tr&egrave;s distinctes et devant &oelig;uvrer dans un m&ecirc;me parc naturel (les fautes &laquo; demani&egrave;re &raquo; &laquo; &eacute;tablissment &raquo; est d&#39;origine):</span></p><p align="justify"><em><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Profil souhait&eacute;:<br />Poss&eacute;der une exp&eacute;rience dans la conduite scientifique d&#39;un &eacute;tablissement mus&eacute;al, la r&eacute;alisation d&#39;expositions, ainsi que dans la gestion de collections. Il pr&eacute;sentera des connaissances en sciences humaines et sociales. Le candidat aura particip&eacute; demani&egrave;re significative &agrave; des actions d&#39;animation de politique territoriale. Il aura le sens du travail en &eacute;quipe et des relations humaines. Une bonne pratique des outils informatique est exig&eacute;e. Une exp&eacute;rience dans la direction d&#39;&eacute;tablissment sera appr&eacute;ci&eacute;e.</span></em></p><p align="justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Maintenant, voici un autre profil requis pour un autre poste de conservateur dans la m&ecirc;me structure :</span></p><p align="justify"><em><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Profil souhait&eacute;:<br />Poss&eacute;der une exp&eacute;rience dans la conduite scientifique d&#39;un &eacute;tablissement mus&eacute;al, la r&eacute;alisation d&#39;expositions, ainsi que dans la gestion de collections. Il pr&eacute;sentera des connaissances en sciences humaines et sociales. Le candidat aura particip&eacute; demani&egrave;re significative &agrave; des actions d&#39;animation de politique territoriale. Il aura le sens du travail en &eacute;quipe et des relations humaines. Une bonne pratique des outils informatique est exig&eacute;e. Une exp&eacute;rience dans la direction d&#39;&eacute;tablissment sera appr&eacute;ci&eacute;e.</span></em></p><p align="justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Bien que les missions pour ces deux postes soient diff&eacute;rentes, le profil exig&eacute; est le m&ecirc;me. Mais le doute reste, car on peut mettre cette homologie des profils sur le dos du service des ressources humaines suspect&eacute; de ne pas vouloir se creuser la citrouille pour r&eacute;diger des profils distincts. </span></p><p align="justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Autre exemple, aussi &eacute;loquent que minable. Une grande collectivit&eacute; recherche un arch&eacute;ologue. Pas n&#39;importe lequel. Il suffit de lire le profil exig&eacute; :<br /><em>-	formation universitaire Bac+5, DESS ou MASTER II, en sciences et techniques de la terre appliqu&eacute;es &agrave; l&#39;arch&eacute;ologie,<br />- exp&eacute;rience indispensable en arch&eacute;ologie urbaine, en particulier pr&eacute;ventive,<br />- ma&icirc;trise des techniques de la topographie et de la photographie z&eacute;nithale,<br />- ma&icirc;trise des logiciels de SIG, de SGDB et de DAO ainsi que des outils de transfert des donn&eacute;es topographiques,<br />- formation sp&eacute;cifique en mati&egrave;re de s&eacute;curit&eacute; et pr&eacute;vention dans les travaux publics,<br />- connaissances de la l&eacute;gislation de l&#39;arch&eacute;ologie,<br />- bonne connaissance des acteurs de l&#39;arch&eacute;ologie nationale et si possible r&eacute;gionale (service de l&#39;&eacute;tat, collectivit&eacute;s territoriales, universit&eacute;s, associations...),</em></span></p><p align="justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Ici, le candidat peut &ecirc;tre un d&eacute;butant, donc sans exp&eacute;rience, mais doit forc&eacute;ment en avoir eu une en arch&eacute;ologie urbaine et plus particuli&egrave;rement en arch&eacute;ologie pr&eacute;ventive ; doit &ecirc;tre un as pour la manipulation des outils informatiques ; doit &ecirc;tre au fait de la l&eacute;gislation en arch&eacute;ologie et avoir eu une formation sp&eacute;cifique en s&eacute;curit&eacute; et pr&eacute;vention dans les travaux publics. Je vous fais gr&acirc;ce du reste de l&#39;annonce tout aussi &eacute;loquent et d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment contingentant. </span></p><p align="justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Un d&eacute;tail pour cette annonce : non seulement le concours n&#39;est pas demand&eacute; mais, en plus, le poste est &agrave; pourvoir rapidement. Au 1er juillet.... L&#39;ann&eacute;e universitaire se terminant, un prof travaillant avec ce service d&#39;Arch&eacute;ologie aurait-il un &eacute;tudiant &agrave; placer selon ses accointances avec le directeur(trice) du service ? Heureux sera le candidat pr&eacute;-choisi. Mais, tristes voire d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;s seront ceux qui y auront cru et qui auront claqu&eacute; un max de pognon et consum&eacute; des kilos d&#39;espoir pour tenter de convaincre un jury aux ordres et souvent amus&eacute;.</span></p><p align="justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Si vous r&eacute;pondez &agrave; une annonce bidon, que risquez-vous ? Rien car vous rendez service &agrave; la collectivit&eacute; pour qui la proposition d&#39;emploi aura &eacute;t&eacute; fructueuse et lui aura permis d&#39;organiser un vrai-faux recrutement. En revanche, selon votre lieu de vie, vous perdrez du temps et surtout du bl&eacute;. Beaucoup de bl&eacute; car il faut prendre le train, se loger et bouffer. Et peu de collectivit&eacute;s sont suffisamment scrupuleuses pour penser &agrave; ces gens qui vont se d&eacute;placer avec l&#39;esp&eacute;rance de rafler au minimum un an de r&eacute;pit dans leur ch&ocirc;mage. </span></p>]]></content:encoded>
		<pubDate>Mon, 09 Jun 2008 15:10:47 +0200</pubDate>
		<guid isPermaLink="true">http://meilhac.eklablog.com/article-18121-153187-de-l-egalite-des-chances-lors-du-recrutement.html</guid>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[L’habilitation Electricité]]></title>
		<link>http://meilhac.eklablog.com/article-18121-149157-l-habilitation-electricite.html</link>
		<dc:creator>Meilhac</dc:creator>
		<description><![CDATA[Le concours des Services techniques dans une collectivit&eacute; laisse toujours une impression mitig&eacute;e et, apr&egrave;s avoir vu l&#39;efficacit&eacute; et la resplendissance des techniciens lors d&#39;une intervention chirurgicale de terrain, on ne sait plus quoi penser. Un matin,...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img align="left" alt=" " hspace="2" src="http://meilhac.eklablog.com/" vspace="1" /><img align="left" alt=" " height="268" hspace="2" src="http://jmbellot.blogs.com/personnel/images/asshole_coluche.jpg" vspace="0" width="200" /><span style="font-size: small"><span style="font-family: helvetica; color: #003300"><span><span><span style="color: #003300"><span><span>Le concours des Services techniques dans une collectivit&eacute; laisse toujours une impression mitig&eacute;e et, apr&egrave;s avoir vu l&#39;efficacit&eacute; et la resplendissance des techniciens lors d&#39;une intervention chirurgicale de terrain, on ne sait plus quoi penser.</span> </span></span></span></span></span></span></p><p style="color: #003300; text-align: justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica">Un matin, soudainement, sans pr&eacute;venir, un moment de panique n&#39;&eacute;pargna pas l&#39;&eacute;quipe fortement h&eacute;t&eacute;rog&egrave;ne (dans sa composition humaine et ses comp&eacute;tences) du mus&eacute;e apr&egrave;s que celle-ci eut coll&eacute;gialement constat&eacute; les d&eacute;fauts des outils qu&#39;offre la modernit&eacute; : l&#39;ampoule du hall d&#39;accueil &eacute;tait d&eacute;c&eacute;d&eacute;e. Stupeur g&eacute;n&eacute;rale. Le soul&egrave;vement des masses laborieuses pointait face &agrave; l&#39;usure et la destruction de l&#39;outil de travail qui donnaient opportun&eacute;ment un argument suppl&eacute;mentaire pour ne pas bosser ou en foutre le moins. </span></p><p style="color: #003300; text-align: justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica">Cet &eacute;v&egrave;nement, avec assurance et sans prendre les paris tant j&#39;&eacute;tais certain de gagner, allait constituer le fait traumatisant de la journ&eacute;e. J&#39;esp&eacute;rais que les s&eacute;quelles ne resteraient pas grav&eacute;es trop longtemps dans les &acirc;mes d&eacute;j&agrave; tortur&eacute;es des agents. </span></p><p style="color: #003300; text-align: justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica">Sans l&#39;esp&eacute;rer, une initiative fut prise spontan&eacute;ment par la Perle de l&#39;&eacute;quipe. Toutefois, comme tout r&eacute;gime administratif dictatorial, la Perle eut besoin de la validation de son chef de service. Manque de chance, c&#39;&eacute;tait moi. Mais, pour une fois, j&#39;existais, je sentais que des yeux humides d&eacute;licatement pos&eacute;s sur ma personne trahissaient une attente &agrave; mon &eacute;gard. La Perle soum&icirc;t sa proposition :<br />-	&laquo; Et si on appelait les services techniques pour changer l&#39;ampoule !?! &raquo;</span></p><p style="color: #003300; text-align: justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica">La phrase &agrave; peine termin&eacute;e, la Perle, convaincue de la pertinence de son id&eacute;e, se balan&ccedil;a sur elle-m&ecirc;me comme une enfant attendant un bon-point arrach&eacute;e dans une plaquette de chocolat au lait. La r&eacute;compense ne vint pas imm&eacute;diatement. Je me lan&ccedil;ais :</span></p><p style="color: #003300; text-align: justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica">-	&laquo; Mais, nous pouvons la changer nous-m&ecirc;mes cette ampoule ! &raquo; osais-je dans un moment d&#39;&eacute;garement. Pour le coup, je tenais effront&eacute;ment parfaitement mon r&ocirc;le de rabat-joie. <br />-	&laquo; Bin, vous avez pas l&#39;droit ! Y faut l&#39;habilitation Electricit&eacute; ! &raquo; temp&ecirc;ta la Perle.</span></p><p style="color: #003300; text-align: justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica">Outr&eacute;e, la Perle avait fait mouche. Elle le savait. Les autres hoch&egrave;rent </span><span style="font-size: small; font-family: helvetica">la t&ecirc;te </span><span style="font-size: small; font-family: helvetica">en silence et en c&oelig;ur pour approuver la fl&egrave;che qui m&#39;avait &eacute;t&eacute; d&eacute;coch&eacute;e.</span></p><p style="color: #003300; text-align: justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica">Pour changer une ampoule, il faut &ecirc;tre habilit&eacute;. Surtout ne pas chercher &agrave; comprendre cette tradition. Est-ce fait pour partager le travail ? Est-ce un h&eacute;ritage de la France de la Lib&eacute;ration o&ugrave; chacun dans les usines contribuait &agrave; reconstruire le pays en respectant les m&ecirc;mes gestes r&eacute;p&eacute;t&eacute;es &agrave; l&#39;infini sans empi&eacute;ter sur le territoire du voisin ? Surtout ne pas chercher &agrave; comprendre que j&#39;vous dis !!!!</span></p><p style="color: #003300; text-align: justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica">Pendant ce temps-l&agrave;, l&#39;abat-jour du hall restait orphelin et chaque agent &eacute;tait r&eacute;sign&eacute; &agrave; porter le deuil de la petite ampoule &laquo; qui avait tenu plus que l&#39;ancienne &raquo; selon les commentaires &eacute;m&eacute;rites des agents les plus exp&eacute;riment&eacute;s dans l&#39;observation des mouches au plafond.</span></p><p style="color: #003300; text-align: justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica">Durant l&#39;apr&egrave;s-midi, surpris par la c&eacute;l&eacute;rit&eacute; de l&#39;ex&eacute;cution de la demande (soit cinq heures plus tard), une patrouille compos&eacute;e de deux voitures </span><span style="font-size: small; font-family: helvetica">respectivement </span><span style="font-size: small; font-family: helvetica">remplies par un agent &laquo; saloppett&eacute; &raquo;, d&eacute;boul&egrave;rent au mus&eacute;e. Pas en trombe. Mollement. Doucement. Mais s&ucirc;rement. La rapidit&eacute; de l&#39;intervention avait &eacute;t&eacute; assur&eacute;e par l&#39;auteur de la demande, un agent du mus&eacute;e. Je compris que la communication &eacute;tait beaucoup plus efficace entre agents, surtout lorsqu&#39;ils s&#39;&eacute;taient c&ocirc;toy&eacute;s auparavant avant que l&#39;un des deux ne se fasse jeter du service pour incomp&eacute;tence ou tout autre motif qui laisse tout aussi froid dans la Fonction Publique Territoriale. Il faut dire que l&#39;exercice de la communication entre agents &eacute;tait aussi quotidien : les p&eacute;titions &eacute;taient les premiers motifs de discussion (apr&egrave;s les dents du petit et tout ce qui se raccrochait aux nouveaux gluants fra&icirc;chement d&eacute;pot&eacute;s).</span></p><p style="color: #003300; text-align: justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica">Les deux agents des Services techniques d&eacute;barquaient </span><span style="font-size: small; font-family: helvetica">au ralenti </span><span style="font-size: small; font-family: helvetica"> de leurs Kangoos d&eacute;fonc&eacute;es tels des soldats am&eacute;ricains sautant de leur h&eacute;licopt&egrave;re allant napalmiser un village de Rouges. Une sc&egrave;ne commune dans les films am&eacute;ricains. Ne manquait que Wagner en fond sonore. Les agents des Services techniques galvanisaient ainsi leur fiert&eacute; et r&eacute;chauffaient leur amour-propre gr&acirc;ce &agrave; ceux du mus&eacute;e qui se dispos&egrave;rent spontan&eacute;ment en rang d&#39;honneur pour exalter l&#39;ardeur des deux laborieux, venant changer une ampoule, rappelons-le.</span></p><p style="color: #003300; text-align: justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica">-	&laquo; Pourquoi &ecirc;tes-vous DEUX pour changer UNE ampoule ? &raquo; osai-je sans pouvoir me contenir tant la question inondait ma bouche.<br />-	&laquo; C&#39;est le r&egrave;glement ! &raquo;. La r&eacute;ponse tomba s&egrave;chement comme la lame d&#39;une guillotine. <br />-	&laquo; Excuse-le, il est nouveau &raquo; temp&eacute;ra imm&eacute;diatement une des agents du mus&eacute;e &agrave; l&#39;encontre de son coll&egrave;gue &eacute;lectricien et qui ainsi vola &agrave; mon secours devant la raideur administrativo-syndicale de son confr&egrave;re des tr&egrave;s prestigieux Services techniques. </span></p><p style="color: #003300; text-align: justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica">Pendant l&#39;ex&eacute;cution des travaux, l&#39;un des agents escalada au p&eacute;ril de sa vie les 10 marches de l&#39;escabeau pendant que son suivant s&#39;entretenait avec ses coll&egrave;gues du mus&eacute;e, commentant silencieusement tous les gestes de son chef. Toutes se p&acirc;maient pour le h&eacute;ros alpiniste d&#39;escabeau au sommet de l&#39;&eacute;l&eacute;vation en aluminium haute de 2 m.</span></p><p style="text-align: justify"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Cette histoire d&#39;habilitation est grav&eacute;e dans mon bulbe c&eacute;r&eacute;brale pourtant rabougri par ces ann&eacute;es de Fonction Publique. Malgr&eacute; tout, je n&#39;ai jamais r&eacute;ussi &agrave; &eacute;claircir l&#39;affaire. Est-ce vrai ? Est-ce faux ? Comme un tabou, m&ecirc;me la Direction G&eacute;n&eacute;rale n&#39;a jamais os&eacute; se prononcer sur ce sujet semblant craindre des r&eacute;v&eacute;lations pouvant mettre en p&eacute;ril un monde parall&egrave;le. Je me pose toujours les m&ecirc;mes questions.<br />-	Qui prot&egrave;ge qui dans cette histoire d&#39;habilitation Electricit&eacute; ?<br />-	Et surtout, qu&#39;est-ce que r&eacute;ellement l&#39;habilitation Electricit&eacute; ? Un code, un Graal qui permet d&#39;entrer dans la confr&eacute;rie des agents de la Fonction Publique et d&#39;&ecirc;tre reconnu et accept&eacute; ?</span><span style="font-family: helvetica"><br /></span></p><div><p><span style="font-family: helvetica"><span><span><span><span></span></span></span></span></span></p></div><br />    ]]></content:encoded>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2008 17:58:48 +0200</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[DRH ou comment gérer l'élection du Maire]]></title>
		<link>http://meilhac.eklablog.com/article-18121-115607-drh-ou-comment-gerer-l-election-du-maire.html</link>
		<dc:creator>Meilhac</dc:creator>
		<description><![CDATA[Les motivations d&rsquo;une DRH doivent &ecirc;tre en symbiose avec celles du Maire. N&eacute;cessit&eacute; habile si le chef de la DRH veut garder sa place, il doit adh&eacute;rer au management tr&egrave;s objectif et magnanime de son Ma&icirc;tre qui ne juge les agents que sur leurs...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[  <p align="justify" class="MsoNormal"><img align="left" alt=" " hspace="3" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/4/3/9/9782350130934.jpg" style="width: 192px; height: 272px" vspace="0" /><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #003300">Les motivations d&rsquo;une DRH doivent &ecirc;tre en symbiose avec celles du Maire. N&eacute;cessit&eacute; habile si le chef de la DRH veut garder sa place, il doit adh&eacute;rer au management tr&egrave;s objectif et magnanime de son Ma&icirc;tre qui ne juge les agents que sur leurs comp&eacute;tences et aptitudes&hellip;. de colleurs d&rsquo;affiches (et l&eacute;cheurs de pompes s&rsquo;il reste de la salive). Cette obligation est salubre et valable car l&rsquo;objectif de Ma&icirc;tre est d&rsquo;atteindre le stade ultime du Nirvana de la vie en collectivit&eacute; en terme d&rsquo;entente humaine, de pl&eacute;nitude &eacute;conomique, de qualit&eacute; environnementale, pour tous les <s>&eacute;lecteurs</s> citoyens. </span></p><div align="justify" style="color: #003300">    </div><p align="justify" class="MsoNormal" style="color: #003300"><span style="font-size: small; font-family: helvetica"><br /></span></p><p align="justify" class="MsoNormal" style="color: #003300"><span style="font-size: small; font-family: helvetica">Ainsi, la DRH a des missions&nbsp;qui emp&ecirc;cheront toutes les vell&eacute;it&eacute;s ext&eacute;rieures de contrecarrer le dessein de Ma&icirc;tre dont l&rsquo;action sur les consciences est g&eacute;ographiquement limit&eacute;e aux couloirs de la Mairie. La DRH se plie&nbsp;:</span></p><div align="justify" style="color: #003300">  </div><p align="justify" class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt; color: #003300"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size: small; font-family: helvetica">-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; font-size: small; font-family: helvetica">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><!--[endif]--><span style="font-size: small; font-family: helvetica">A <s>acheter</s> &eacute;couter les syndicats aux d&eacute;pens des chefs et directeurs de service (&laquo;&nbsp;Faut pas d&eacute;conner, y para&icirc;t qui y&rsquo;en a qui veulent torturer les agents en leur apprenant de mauvaises mani&egrave;res qui consistent &agrave;&hellip;.. travailler&nbsp;&raquo; et la DRH ne pourrait tol&eacute;rer cette pratique).</span></p><div align="justify" style="color: #003300">  </div><p align="justify" class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt; color: #003300"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size: small; font-family: helvetica">-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; font-size: small; font-family: helvetica">&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span style="font-size: small; font-family: helvetica">A <s>prot&eacute;ger</s> &eacute;couter les agents, tous de bonne volont&eacute; et unis dans la lutte pour atteindre l&rsquo;Olympe du fonctionnaire conscient de son statut, c&rsquo;est-&agrave;-dire un &eacute;tat d&rsquo;inaction et de pl&eacute;nitude morale le mettant d&eacute;finitivement &agrave; l&rsquo;&eacute;cart de tous risques professionnels (avec l&rsquo;appui des syndicats compatissants bien s&ucirc;r)</span></p><div align="justify" style="color: #003300">  </div><p align="justify" class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt; color: #003300"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size: small; font-family: helvetica">-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; font-size: small; font-family: helvetica">&nbsp;&nbsp; </span><span style="font-size: small; font-family: helvetica">A recadrer les chefs et directeurs de service qui auraient tent&eacute; et m&ecirc;me envisageraient &agrave; un moment ou un autre de recourir &agrave; la participation d&rsquo;un agent alors que ce dernier</span><span style="font-size: small; font-family: helvetica"> ne se sent pas d&rsquo;apporter son concours &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre publique (&laquo;&nbsp;bref, y veut pas bosser&nbsp;!&nbsp;&raquo;).</span></p><div align="justify" style="color: #003300">    </div><p align="justify" class="MsoNormal" style="color: #003300"><span style="font-size: small; font-family: helvetica">Voici donc les missions professionnelles d&rsquo;une DRH. </span></p><div align="justify" style="color: #003300">  </div><p align="justify" class="MsoNormal" style="color: #003300"><!--[if !supportEmptyParas]--><br /><!--[endif]--></p><div align="justify" style="color: #003300">  </div><p align="justify" class="MsoNormal" style="color: #003300"><span style="font-size: small; font-family: helvetica">L&rsquo;une des collectivit&eacute;s que j&rsquo;ai c&ocirc;toy&eacute;es avait pour principe de base d&rsquo;accorder ses deux oreilles, son sonotone, son micro, son porte-voix &agrave; n&rsquo;importe quel agent,&nbsp;seul ou group&eacute;, et ce quelles que furent les conditions dans lesquelles la cheville ouvri&egrave;re du Service public bavait ses dol&eacute;ances puis salivait &agrave; l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;avoir la peau de l&rsquo;esclavagiste chef de service irrespectueux des acquis professionnels qui permettent toujours &agrave; un agent de se mettre en maladie (avec la complaisance d&rsquo;un m&eacute;decin) quand il sent poindre la vell&eacute;it&eacute; d&rsquo;une demande de la part de ce m&ecirc;me chef aussi irresponsable que na&iuml;f. Les lettres de d&eacute;nonciation anonymes et les p&eacute;titions &eacute;taient bien s&ucirc;r les documents de liaison les plus appr&eacute;ci&eacute;s par la DRH. Ainsi, pour juger le travail d&rsquo;un directeur de service, la DRH s&rsquo;appuyait sur les p&eacute;titions qu&rsquo;elle recevait</span><span style="font-size: small; font-family: helvetica"> r&eacute;guli&egrave;rement plut&ocirc;t que sur les rapports r&eacute;dig&eacute;s vainement par les cadres &agrave; qui elle r&eacute;clamait pourtant des notes sur les agents coupable d&#39;un &eacute;cart ou abus. Pr&eacute;cision&nbsp;: selon cette collectivit&eacute;, un abus &eacute;tait atteint lorsqu&rsquo;un agent s&rsquo;effondrait ivre mort devant des usagers. S&rsquo;il se r&eacute;tamait seul ou devant ses coll&egrave;gues, l&rsquo;indulgence, la compr&eacute;hension et l&rsquo;&eacute;coute &eacute;taient alors de mise (avec cure de d&eacute;sintox pay&eacute;e par la collectivit&eacute; en sus). </span></p><div align="justify" style="color: #003300">    </div><p align="justify" class="MsoNormal" style="color: #003300"><span style="font-size: small; font-family: helvetica">L&rsquo;une de ces plaintes visait une directrice point&eacute;e par les agents de son service, eux-m&ecirc;mes &eacute;cras&eacute;s par la charge de travail qui les contraignait &agrave; partir syst&eacute;matiquement plus t&ocirc;t tant la fatigue les cisaillait, et qui d&eacute;cid&egrave;rent de concert de porter plainte, anonymement bien s&ucirc;r. Le motif de cette plainte&nbsp;: harc&egrave;lement moral. Le bon vieux harc&egrave;lement moral passe-partout et utilis&eacute; par les fausses victimes alors que les vraies restent clo&icirc;tr&eacute;es derri&egrave;re une muraille d&rsquo;inconsid&eacute;ration et de m&eacute;pris.</span></p><div align="justify" style="color: #003300">  </div><p align="justify" class="MsoNormal" style="color: #003300"><span style="font-size: small; font-family: helvetica">Le Maire apprenant cette nouvelle se d&eacute;solidarisa rapidement de la directrice qu&rsquo;il avait pourtant re&ccedil;ue pour lui assurer son soutien. Ben ouais, les camarades de campagne appuyaient la d&eacute;marche des agents anonymes et &ccedil;a, Ma&icirc;tre, toujours tr&egrave;s courageux (c&rsquo;est un z&rsquo;&eacute;lu&nbsp;!) l&lsquo;avait omis. Toute la direction g&eacute;n&eacute;rale fit de m&ecirc;me. Le Z&rsquo;Elu en charge du service d&eacute;campa et coupa sa ligne t&eacute;l&eacute;phonique&hellip; La directrice se retrouva esseul&eacute;e &agrave; devoir t&eacute;moigner devant un tribunal, un avocat &agrave; sa charge. Le juge, amus&eacute;, mit rapidement fin &agrave; la mascarade apr&egrave;s qu&rsquo;un policier eut compris que l&rsquo;agent qui avait foment&eacute; tout cela avait des ant&eacute;c&eacute;dents&hellip; n&eacute;gatifs (restons sobre) du c&ocirc;t&eacute; d&rsquo;un organe qui se trouve dans le cr&acirc;ne et dont la molesse de la gel&eacute;e c&eacute;r&eacute;brale entravait la capacit&eacute; de r&eacute;flexion et de concentration. </span></p><div align="justify" style="color: #003300">  </div><p align="justify" class="MsoNormal" style="color: #003300"><span style="font-size: small; font-family: helvetica">Depuis cet &eacute;pisode, cette directrice traumatis&eacute;e revit l&rsquo;&eacute;pisode judiciaire et se voit refourguer toute la cr&egrave;me tomb&eacute;e du camion impossible &agrave; recaser ailleurs.</span></p><div align="justify" style="color: #003300">    </div><p align="justify" class="MsoNormal" style="color: #003300"><span style="font-size: small; font-family: helvetica">Chers Fran&ccedil;ais, vos Z&rsquo;Elus sont un peu comme &ccedil;a&nbsp;: un m&eacute;lange de couardise avec un zest d&rsquo;inconscience et de d&eacute;sinvolture &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des chefs et directeurs de service. En revanche, derri&egrave;re chaque agent se cache un &eacute;lecteur qui parlera du bon Ma&icirc;tre &agrave; toute sa famille. L&rsquo;&eacute;quation est simple&nbsp;:</span></p><div align="center">    <span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #000000"><span style="font-size: 12pt">Electeurs + [(syndicats x Agents) - (Directeurs + chefs de service)] <br />= &eacute;lection acquise</span></span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2008 10:45:13 +0200</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[Sécurité ou handicapés, faut-il choisir...???]]></title>
		<link>http://meilhac.eklablog.com/article-18121-110066-securite-ou-handicapes-faut-il-choisir.html</link>
		<dc:creator>Meilhac</dc:creator>
		<description><![CDATA[Dans un mus&eacute;e, il est quelques moments forts, dramatiques, haletants. Presque int&eacute;ressants. Difficilement concevable, celui de la visite de la commission de s&eacute;curit&eacute; est l&rsquo;un de ceux-l&agrave;. Tr&egrave;s irr&eacute;guli&egrave;rement dans le temps, un pompier,...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[  <p align="justify" class="MsoNormal"><img align="left" alt=" " height="173" hspace="3" src="http://www.coindugeek.com/boutique/images_produits/REVEIL-ALARME-INCENDIE_1.jpg" width="173" /><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #006600">Dans un mus&eacute;e, il est quelques moments forts, dramatiques, haletants. Presque int&eacute;ressants. Difficilement concevable, celui de la visite de la commission de s&eacute;curit&eacute; est l&rsquo;un de ceux-l&agrave;.</span></p><div align="justify">  </div><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #006600">Tr&egrave;s irr&eacute;guli&egrave;rement dans le temps, un pompier, un policier, un z&rsquo;&eacute;lu, un mec</span><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #006600"> de la Pr&eacute;fecture</span><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #006600"> aussi ampoul&eacute; qu&rsquo;encravat&eacute;, un repr&eacute;sentant des Services techniques affubl&eacute;s de ses suivants d&eacute;barquent avec des cahiers sur lesquels il faudra cocher des cases. L&rsquo;addition des croix et des ronds permettra d&rsquo;attribuer ou non un avis favorable dont le Maire ne tiendra de toutes fa&ccedil;ons pas compte. </span></p><div align="justify">  </div><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #006600">Ce jour-l&agrave;, pas de chance pour nous&nbsp;: fait presque aussi rare que la visite de la Commission de S&eacute;curit&eacute;, nous avions des visiteurs. Un groupe exclusivement compos&eacute; de grabataires, parkinsoniens et autres shakers appareill&eacute;s sur pattes rabougries. De quoi songer s&eacute;rieusement &agrave; installer une antenne m&eacute;dicale de campagne dans la cour du mus&eacute;e. </span></p><div align="justify">  </div><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #006600">Apr&egrave;s les salutations de faux usage entre les membres de la commission, plus personne ne se souvenait des basses qualit&eacute;s des uns et des autres car, comme chez le proctologue, on n&rsquo;y fait pas attention et on attend que &ccedil;a</span><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #006600">&nbsp; passe. La visite de la Commission d&eacute;buta aussi poliment que silencieusement. Sauf pour un. Alerte comme une fouine coca&iuml;nomane, le chef des pompiers enclencha son regard fureteur de James Bond trahissant qu&rsquo;il piaffait d&rsquo;entrer en action. Il prit possession des lieux tel un chien renifleur &agrave; la recherche de victimes apr&egrave;s un s&eacute;isme. Sauf que le mus&eacute;e &eacute;tait encore debout si l&rsquo;on exceptait les croulants qui, au bout d&rsquo;une demi-heure, entamaient d&eacute;j&agrave; la troisi&egrave;me marche de l&rsquo;escalier.</span></p><div align="justify">  </div><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #006600">De suite, le pompier releva malignement, &agrave; l&rsquo;image du personnage camp&eacute; par Daniel Pr&eacute;vost dans le D&icirc;ner de Cons, les imperfections et irr&eacute;gularit&eacute;s en y puisant un flot de satisfactions personnelles jubilatoires. Sa jouissance &eacute;tait amplifi&eacute;e par les mouvements de t&ecirc;te approbatifs et m&eacute;caniques du gars de la Pr&eacute;fecture que la nature avait oubli&eacute; en lui donnant le regard du personnage de Jacques Villeret (m&ecirc;me film), le talent comique en moins. A mon tour je me faisais un plaisir de lui faire remarquer que ses observations relevaient d&rsquo;am&eacute;nagements r&eacute;alis&eacute;s trois ans auparavant juste apr&egrave;s sa derni&egrave;re visite et lui montrais son dernier rapport. Peu lui importait, le plaisir du pompier intransigeant ne devait pas &ecirc;tre polluer par un emmerdeur contradictoire qui d&eacute;faisait ce qui avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; pr&eacute;conis&eacute; et qui avait requis la dilapidation de l&rsquo;argent public.</span></p><div align="justify">  </div><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #006600">Mais la visite de la commission connait toujours un sommet. Un pic d&rsquo;&eacute;motions. Cette troupe de galonn&eacute;s se retrouvait vite en manque de pimpon. Il leur fallait leur dose d&rsquo;alarme pour qu&rsquo;ils se sentent mieux. Le pompier, toujours lui mais avec le soutien du policier, demanda &agrave; entendre la sonnerie d&rsquo;alarme au feu. Quatre-vingt d&eacute;cibels giclant entre les murs d&rsquo;une b&acirc;tisse s&eacute;culaire et accessoirement dans les feuilles de mes vieillards handicap&eacute;s, &ccedil;a fait tr&egrave;s mal, mais il fallait vite un pimpon, une sir&egrave;ne, une alarme, une dose d&rsquo;adr&eacute;naline. Bien qu&rsquo;il existait un signal lumineux notifiant le d&eacute;clenchement silencieux de l&rsquo;alarme, la cohorte de la commission insista pour entendre le pimpon &agrave; la mani&egrave;re d&rsquo;enfants exigeant fi&eacute;vreusement la derni&egrave;re cr&eacute;ation anti-artistique de la daube adolescente star-acad&eacute;micienne.</span></p><div align="justify">  </div><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #006600">J&rsquo;essayais de maintenir ma position pour &eacute;pargner une alarme agressive &agrave; mon groupe d&rsquo;handicap&eacute;s essouffl&eacute;s. En vain, je demandais donc &agrave; deux agents de pr&eacute;venir les responsables valides du groupe du branle-bas sonore martial qui allait &ecirc;tre d&eacute;cha&icirc;n&eacute; volontairement. </span></p><div align="justify">  </div><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #006600">Tout excit&eacute;, le pompier arracha une feuille de papier et d&eacute;gaina un briquet. L&rsquo;alarme, v&eacute;rifi&eacute;e deux jours avant par l&rsquo;installateur lors d&rsquo;un contr&ocirc;le routinier, se d&eacute;clencha s&egrave;chement. Satisfait, le pompier cocha vite la case pour se languir dans une pose voluptueuse &agrave; l&rsquo;&eacute;coute de ce qui &eacute;tait pour lui une symphonie m&eacute;lodieuse. Un brouhaha &eacute;l&eacute;phantesque et des cris de panique perturb&egrave;rent son extase. Le groupe d&eacute;valait l&rsquo;escalier. Un des membres chuta, un autre eut un vrai malaise de panique et dut &ecirc;tre port&eacute; dans les bras d&rsquo;un accompagnateur. Pas assez pour entamer d&eacute;finitivement la b&eacute;atitude religieuse du pompier pour qui ce bordel prouvait que l&rsquo;alarme fonctionnait bien et tenait son r&ocirc;le. Tout de m&ecirc;me un peu vex&eacute; apr&egrave;s que je lui eu dit, &laquo;&nbsp;avec retenue&nbsp;&raquo; (comme dit notre Pr&eacute;sident aux Chinois), mes m&eacute;ditations spontan&eacute;es &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de ses m&eacute;thodes, le pompier se ravisa en r&eacute;enclenchant son &oelig;il fouineur pour d&eacute;terrer une irr&eacute;gularit&eacute; omise qui lui permettrait de se venger de ces handicap&eacute;s briseurs de magnificence musicale et perturbateurs de sa petite jouissance. </span></p><div align="justify">  </div><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: small; font-family: helvetica; color: #006600">Quelques semaines plus tard, le rapport pr&eacute;conisait la fermeture du mus&eacute;e. Comme pr&eacute;vu, le Maire s&rsquo;en foutait. Pour le coup, un z&rsquo;&eacute;lu, quel qu&rsquo;il soit, a parfois de bonnes d&eacute;cisions. M&ecirc;mes si elles sont involontaires.</span></p>  ]]></content:encoded>
		<pubDate>Tue, 15 Apr 2008 22:37:23 +0200</pubDate>
		<guid isPermaLink="true">http://meilhac.eklablog.com/article-18121-110066-securite-ou-handicapes-faut-il-choisir.html</guid>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[De l’inutilité du Cabinet]]></title>
		<link>http://meilhac.eklablog.com/article-18121-106158-de-l-inutilite-du-cabinet.html</link>
		<dc:creator>Meilhac</dc:creator>
		<description><![CDATA[Les jeux de mots sont aussi faciles qu&rsquo;av&eacute;r&eacute;s&nbsp;: du Cabinet n&rsquo;en sortent que des bruits de chiotte. L&rsquo;entr&eacute;e en mati&egrave;re (...) est rude et pourtant rien ne peut r&eacute;sumer mieux que cet aphorisme l&rsquo;ampleur de l&rsquo;inactivit&eacute;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[  <p align="justify" class="MsoNormal"><img align="left" alt=" " height="142" hspace="3" src="http://image.ifrance.com/cinema/film/3/4/111643-1-la-vie-des-autres.jpg" vspace="3" width="214" /><span style="font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif"><span style="font-size: medium"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #006600">Les jeux de mots sont aussi faciles qu&rsquo;av&eacute;r&eacute;s&nbsp;: du Cabinet n&rsquo;en sortent que des bruits de chiotte. L&rsquo;entr&eacute;e en mati&egrave;re (...) est rude et pourtant rien ne peut r&eacute;sumer mieux que cet aphorisme l&rsquo;ampleur de l&rsquo;inactivit&eacute; intellectuelle et la qualit&eacute; piteuse des id&eacute;es qui jaillissent de l&rsquo;&eacute;curie politique du Maire. </span></span></span></p><div align="justify">  </div><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif"><span style="font-size: medium"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #006600">Pour entrer au Cabinet et int&eacute;grer la jeune garde du Maire, il faut surtout se persuader d&#39;un destin, ou du moins se l&rsquo;imaginer. Mais, avant tout, avoir un dipl&ocirc;me g&eacute;n&eacute;ralement en Sciences Po. Sinon, un dipl&ocirc;me de l&rsquo;ENA fera l&rsquo;affaire encore que ceux-l&agrave; d&eacute;baroulent directement dans une sous-pr&eacute;fecture rurale pour soutenir un sous-pr&eacute;fet vermoulu. Celui sortant de Sciences Po, que ce soit de la Sorbonne, de l&rsquo;Universit&eacute; du Creusot III ou de Montlu&ccedil;on II, ira s&rsquo;aguerrir dans une mairie de quelques dizaines de milliers d&rsquo;&acirc;mes perdues ou vendues. Sa mission principale consistera &agrave; &laquo;&nbsp;valider&nbsp;&raquo; les affiches pr&eacute;par&eacute;es par le Service Communication, l&rsquo;organe de presse charg&eacute; de pr&eacute;parer le bulletin communal dans lequel le Maire aura sa tronche sur chaque page ou presque. Ensuite que fait-il d&rsquo;autre&nbsp;? Rien&nbsp;! La seconde partie de sa mission consiste &agrave; ne rien faire ou plut&ocirc;t &agrave; tenter de dissimuler son inertie perp&eacute;tuelle par des agitations durant lesquelles il fera passer un coup de fil ou demandera un rapport sur le fonctionnement d&rsquo;un service afin de maintenir une pression professionnelle d&eacute;j&agrave; inexistante et pour laquelle personne n&rsquo;est vraiment dupe. Bin ouais, on est dans la Fonction Publique Territoriale et faut pas se la jouer cadre sup&#39; dynamique !<br /> </span></span></span></p><div align="justify">  </div><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif"><span style="font-size: medium"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #006600">Surtout, la distraction principale des membres du Cabinet est de contrecarrer volontairement le DGS, voire de l&rsquo;humilier, toujours en public afin de lui faire sentir que ce sont les seuls d&eacute;cisionnaires car ils ont l&#39;oreille du Ma&icirc;tre. Aussi, en r&eacute;union lorsque cette fine et jeune fleur politique est pr&eacute;sente, le DGS adopte une attitude diff&eacute;rente, rentre sa t&ecirc;te entre les &eacute;paules, avale la salive qu&#39;il n&#39;a plus et attend poliment pour prendre la parole que l&#39;un des deux glandus la lui accorde. Heckel et Jeckel adorent avilir et faire se prosterner</span><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #006600">&nbsp; le DGS jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;amener au bord de l&rsquo;humiliation devant un pourtour d&rsquo;agents &eacute;tonn&eacute;s tous aussi p&eacute;trifi&eacute;s. Le chef supr&ecirc;me de l&rsquo;administration locale sait qu&rsquo;il est observ&eacute;, jaug&eacute;, &eacute;tudi&eacute; et jug&eacute; et que tous ses mots et gestes seront rapport&eacute;s au Maire par les deux corbeaux. Concluons en affirmant que les mignons sont l&agrave; pour tenir en laisse le DGS &agrave; la demande du Maire dont la l&acirc;chet&eacute; des actes est proportionnelle &agrave; son absence.</span></span></span></p><div align="justify">  </div><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal"><span style="font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif"><span style="font-size: medium"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #006600">Le Cabinet est g&eacute;n&eacute;ralement compos&eacute; de deux personnes&nbsp;: le Chef de Cabinet et l&rsquo;Assistant, parfois d&rsquo;un charg&eacute; de mission tout aussi inutile sauf &agrave; dilapider le fric de la Collectivit&eacute;. Les deux premiers sont n&eacute;cessairement encart&eacute;s ou affichent de tr&egrave;s promptes sympathies, souvent d&rsquo;usage et de circonstance, pour le Maire qui les am&egrave;nent &agrave; faire coller des affiches par les agents tout autant encart&eacute;s des services techniques. La v&eacute;ritable mission de cette &eacute;lite est d&rsquo;appr&ecirc;ter la r&eacute;&eacute;lection du Maire en prenant soin de faire semblant de ne pas interf&eacute;rer dans les affaires courantes. Ils y parviennent rarement. Avant tout parce qu&rsquo;ils ne comprennent pas le fonctionnement des services, s&#39;en tapent totalement, et utilisent leur temps de cerveau disponible &agrave; vomir sur tout ce qui les d&eacute;passe. Ensuite parce que ces deux joyaux d&rsquo;inutilit&eacute; relaient avec la m&ecirc;me d&eacute;licatesse qu&rsquo;un Chinois manifestant de la tendresse &agrave; un tib&eacute;tain en gr&egrave;ve de la faim, toutes les demandes des laquais du Maire. Pour ce faire, ils passent eux-m&ecirc;mes des appels et n&eacute;gocient perp&eacute;tuellement avec les directeurs et chefs de service des passe-droits </span><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #006600">ill&eacute;gaux </span><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #006600">et pourtant demand&eacute;s, voire exig&eacute;s, par d&#39;anciens &eacute;lus ou amis du Parti. Ainsi, un coup de fil peut &ecirc;tre pass&eacute; en provenance du Cabinet. En g&eacute;n&eacute;ral, si le message est relev&eacute; par un agent, l&rsquo;effroi l&#39;assaille et il vous accroche la voix s&egrave;che et vacillante comme si la Faucheuse frappait &agrave; la porte du mus&eacute;e :</span></span></span></p><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif"><span style="font-size: medium"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #006600">-<span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><em>&laquo;&nbsp;C&rsquo;est le Cabinet&nbsp;!&nbsp;&raquo;</em></span></span></span><!--[endif]--></p><div align="justify">  </div><p align="justify" class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt"><!--[if !supportLists]--><span style="font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif"><span style="font-size: medium"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #006600">-</span><span style="font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #006600">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #006600">ou encore&nbsp;&laquo;&nbsp;<em>Le Cabinet a appel&eacute;, il faut que vous rappeliez tout de suite&nbsp;!</em>&nbsp;&raquo;</span></span></span><!--[endif]--></p><div align="justify">  </div><div align="justify">  <span style="font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif"><span style="font-size: medium"><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #006600">Quel est l&rsquo;avenir de ces latrines myst&eacute;rieuses&nbsp;et inutiles entretenues par un argent public d&eacute;pens&eacute; sans condition ? L&rsquo;Assistant continuera son apprentissage politique en servant de porte-serviette &agrave; une candidate pour la Pr&eacute;sidence &eacute;lys&eacute;enne.&nbsp;Quant au Chef de Cabinet, il poursuivra sa carri&egrave;re en r&eacute;curant les mouches qui ponctuent les chiottes de son P&eacute;p&egrave;re si celui-ci attrape un mandat suppl&eacute;mentaire, &agrave; la faveur des &eacute;lecteurs complaisants je le consens.</span></span></span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Wed, 09 Apr 2008 16:25:45 +0200</pubDate>
		<guid isPermaLink="true">http://meilhac.eklablog.com/article-18121-106158-de-l-inutilite-du-cabinet.html</guid>
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